76 % des internautes consomment des biens culturels légalement

Lauren Muyumba - 13.07.2013

Lecture numérique - Législation - Consommation licite - Piratage - Hadopi


Selon le dernier baromètre de l'Hadopi sur la consommation des biens culturels, 24 % des internautes français téléchargent illégalement des oeuvres numériques. Le baromètre reste plutôt stable comparé à octobre dernier puisque le curseur se situait à 22 %. Même s'il est encourageant de voir que 76 % des internautes téléchargent de façon licite, près d'un internaute sur quatre reste adepte du piratage.

 

 

 

 

Clavier d'ordinateur

Frédéric BISSON_CC BY 2.0

 

 

Les livres et les photos s'en sortent plutôt bien, avec 87 % de consommation licite, tandis que les films restent les premières victimes du piratage : 68 % d'internautes pratiquant le téléchargement légal. Entre les deux, les statistiques révèlent 82 % de consommation licite pour les jeux vidéo, 76 % pour la musique et 71 % pour les séries.

 

Ces chiffres arrivent alors que la ministre de la Culture Aurélie Filippetti vient de confirmer en début de semaine la suppression de l'Hadopi, et le transfert des compétences autorisant la réponse graduée au CSA. Rappelons que depuis la remise du rapport Lescure, la sanction de la suspension de l'accès à Internet appartiendra désormais aussi au passé.

 

Le Snep, syndicat national de l'édition phonographique, déplore cependant que « les messages portés par certains quant à la pérennité du dispositif de réponse graduée aient entretenu le flou auprès des internautes », et s'inquiète de voir une augmentation des pratiques illégales dans les moins à venir. Mais Aurélie Filippetti s'est voulue rassurante ce mardi en indiquant que « l'axe prioritaire serait désormais la lutte contre le piratage commercial ». Autrement dit, l'attention sera portée avant tout sur les plateformes qui préconisent et proposent des contenus sans autorisation des titulaires de droits.

 

Comme Hadopi, le CSA sera impuissant tant qu'il ne sera pas passé par le juge pour pour pouvoir appliquer une sanction à l'égard d'un inernaute.