Depuis 2014, la Direction générale des médias et des industries culturelles (service Livre et lecture) présente un baromètre sur l’accessibilité numérique. Centré sur la lecture publique, il dévoile les données de l’année 2019, balayant « le niveau de prise en compte par les bibliothèques territoriales des critères d’amélioration ». 

stationnement handicapé, gare TGV (AVIGNON,FR84)
 

Ayant pour obligation de rendre les services de communication accessibles en ligne, au public, les établissements publics travaillent d’arrache-pied. Objectif, répondre au Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité (article 47 de la loi handicap de 2005, et décret d’application actualisé en 2019). 

Le principe d’accessibilité repose sur les critères Web Content Accessibility Guidelines, et voici que le ministère de la Culture parle de UX – la fameuse expérience utilisateur, ou User eXperience…

Du baromètre découlent plusieurs points : seuls 16,7 % des sites disposent d’une page politique d’accessibilité, et seuls 1,5 proposent une déclaration d’accessibilité conforme. 

Pour autant, « les plateformes de démonstration des éditeurs de logiciels montrent que certains catalogues publics proposés répondent en grande partie aux normes d’accessibilité ». Or, l’accessibilité a tendance à se dégrader au fil de la chaîne de production. 

Le MCC rappelle d’ailleurs qu’elle doit être préservée « tout au long de la chaîne de production : de l’éditeur de logiciel, à l’intégrateur qui implémente le logiciel dans le système informatique de la bibliothèque, jusqu’au contributeur qui publie du contenu sur le site ou portail de la bibliothèque ». 

Enfin, en matière de ressources numériques, l’étude montre un retard « dans la prise en compte des règles d’accessibilité ». Il faudra veiller à améliorer l’ergonomie et l’accessibilité des plateformes de ressources, « pour accompagner l’évolution des sites et portails de bibliothèques et garantir la continuité du parcours usager ».

Plusieurs points de blocage courants sont également identifiés : 

# La complexité des interfaces et des arborescences ; 
# Une hiérarchie des titres de niveaux incomplète ou incohérente ; 
# La complexité des tableaux (horaires d’ouverture, résultats d’une recherche d’ouvrage...) ; 
# L’inaccessibilité des pop-in (fenêtres modales) ou des messages d’alerte (fenêtre d’authentification du compte lecteur, confirmation de réservation d’un document, etc.) ; 
# L’absence ou le dysfonctionnement des liens d’évitement, qui permettent d’accéder plus rapidement à des zones précises du site : accès direct aux infos pratiques, au catalogue, aux actualités... 

Des sujets certainement évoqués lors du déjeuner de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, au Syndicat national de l’édition — qui était en compagnie du directeur-adjoint de la DGMIC. 
 


Le rapport est disponible en consultation et/ou téléchargement ci-dessous :
 


 
crédit photo : jean-louis Zimmermann CC BY 2.0



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