Adobe affirme un recul du piratage de ses logiciels - enfin, espère

Nicolas Gary - 11.07.2014

Lecture numérique - Usages - livres numériques - piratage - offre abonnement


Adobe, la société à laquelle on doit le bonheur de verrous numériques plus que lourdingues, s'est récemment vanté de ce que le piratage de ses logiciels avait diminué. Son modèle d'abonnement Créative Cloud, qui offrirait un paiement plus souple, lui aurait en effet ouvert les portes de petites sociétés, incapables jusqu'à lors de se payer les services. 

 

 

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mattcornock, CC BY 2.0

 

 

Depuis trois ans, Creative Cloud est une solution permettant de se servir des différents programmes développés par la suite - notamment Photoshop, Illustrator ou InDesign. Les clients profitent alors de mises à jour régulières, et peuvent ne pas reconduire leur abonnement pour une période donnée, et le reprendre à l'envie. Pourtant, les résultats n'ont pas encore reflété cette réalité, puisque le chiffre d'affaires a chuté pour 2013 de 7,9 % et le bénéfice de 65 %. Gloups. 

 

Avec plus de 2,3 millions d'abonnés pour son service, les pirates seraient malgré tout en diminution, puisque les produits sont maintenant accessibles. Ce qui impliquerait que les pirates ne pirataient que parce qu'ils ne pouvaient pas s'offrir les services d'Adobe. 

 

Après avoir investi de grosses sommes d'argent dans la lutte contre le piratage, perfectionné comme un beau diable son offre de DRM, les verrous antipartage de livres, et avoir également intenté plusieurs procès, Adobe se dit donc qu'une solution passant par une offre attractive, financièrement, serait peut-être la bonne solution. Quelques dizaines de dollars mensuels, contre une solution logicielle à 700 $ cash, voilà qui fait sens. 

 

Mais le problème du cloud est important : peu de contrôle, des risques de sécurités, pour la maîtrise et la conservation des données, etc. Fabio Sambugaro, vice-président de la société pour l'Amérique latine, assure cependant que les piratages de leurs solutions ont diminué.

 

Preuve donc qu'avec une offre convaincante, bien qu'encore peu fiable, on peut s'en sortir. David Wadhawani, de la société Adobe, assurait : « Je ne pense pas que les gens qui piratent nos logiciels le fassent parce qu'ils sont de mauvaises personnes, ni parce qu'ils aiment voler des choses. Je pense juste qu'ils ont décidé qu'ils ne pouvaient pas les payer. Et maintenant, avec le passage à des abonnements et la capacité de proposer des logiciels à des prix inférieurs, nous voyons la situation changer. Et nous en sommes ravis. » (via Torrent Freak)

 

Peut-être une ébauche de solution ?