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Alibaba et Microsoft produisent des IA qui lisent mieux que les humains. Presque.

Clément Solym - 16.01.2018

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Les machines se perfectionnent, on navigue dans un doux euphémisme. Et les sociétés high-tech se précipitent dans la recherche et les améliorations multiples. Le Chinois Alibaba et l’Américain Microsoft viennent d’ailleurs d’aboutir à une machine qui lirait mieux qu’un être humain... 


Robot
Robbie Sproule, CC BY 2.0
 

Le test qui aboutit à cette terrible conclusion a été conçu par des experts en intelligence artificielle de Stanford. Ces derniers ont réalisé des séries d’analyses, pour mesurer l’évolution des capacités que les ordinateurs connaissent. Et les logiciels produits par les deux entreprises auraient donc dépassé les compétences humaines.

Luo Si, responsable du traitement du langage naturel chez Alibaba, souligne que les applications d’une telle réalisation auront de forts retentissements. Il évoque ainsi les didacticiels dans les musées, ou encore les chatbots et même l’accueil de patients dans les hôpitaux. Tout cela « réduisant ainsi le besoin d’intervention humaine d’une manière fantastique ».

Comment fonctionne le test des chercheurs de Standford ? Simple : il pose des questions à la machine, d’après un ensemble d’articles piochés dans Wikipedia. L’ordinateur est alors confronté à ce qu’il a pu comprendre du texte lu, et en fonction de ses réponses, il reçoit une note.

Or, le réseau de neurones artificiel développé par Alibaba a obtenu, à l’occasion d’un test effectué le 11 janvier dernier, 82,44 points contre 82,304 pour les participants humains. Le lendemain, le logiciel IA de Microsoft s’amuse à battre de nouveau le score, avec un résultat de 82,65. 

« Ce type de tests sert de repères utiles pour savoir jusqu’où peut aller le voyage de l’IA. Cependant, le véritable avantage ne survient qu’au moment où elle est employée en harmonie avec les êtres humains », assure Andrew Pickup, porte-parole de Microsoft. Et quand on voit les millions que dépensent les sociétés pour faire aboutir leurs IA, on se dit que le voyage ne fait que commencer. 

Dépasser les compétences de lecture des humains n’est cependant qu’une manière de voir les choses : les machines sont encore loin de pouvoir élaborer des réflexions. Le test de Stanford interroge uniquement l’approche factuelle. Pour exemple, on demande à un ordinateur d’où vient la pluie, et il explique le cycle de l’eau sur la planète. Basique et factuel.

Les applications ne peuvent, en l’état, et pour l’heure, certainement pas faire intervenir des éléments complexes : une question qui ne serait pas par avance maîtrisée par la machine ne trouverait aucune réponse. 

Bien entendu, le fait est que les premiers pas de l’Intelligence artificielle ont été faits voilà longtemps déjà. Pas question pour les entreprises qui poussent ces technologies de s’arrêter en si bon chemin. La prochaine étape sera véritablement de parvenir à une reconnaissance et une compréhension véritable des mots...

via CNN, Newsweek

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