Le service d'autopublication Books on Demand délaisse à son tour les DRM

Clémence Chouvelon - 14.08.2015

Lecture numérique - Usages - DRM - watermark - édition allemande


L'association des libraires allemands a formalisé les demandes depuis le début de l'année, et depuis, le mouvement est en marche. L'édition allemande délaisse peu à peu les DRM « durs », comme celui d'Adobe, au profit d'autres méthodes comme le watermark. C'est désormais le service d'autopublication allemande Books on Demand qui adopte le tatouage numérique pour ses ebooks.  

 

Kindle
(Giorgio Minguzzi CC BY-SA 2.0)

 

 

On assiste à un véritable mouvement de masse, outre-Rhin. Le groupe suédois Bonnier, avec derrière lui des maisons comme Piper, Carlsen, ou Ullstein, et récemment Holtzbrinck, ont amorcé un abandon progressif du DRM au profit du watermark. Et désormais, c'est Books on Demand, un service d'autopublication travaillant avec près de 30.000 auteurs et 2.000 éditeurs, qui suit le mouvement. 

 

Les DRM dits « durs », des verrous numériques censés empêcher le piratage, mais en vérité simple formalité pour les pirates et sacerdoce pour les lecteurs, ont largement été décriés. Cette solution technique apparaît comme « un programme de fidélité pour Amazon », pour reprendre l'expression des libraires allemands, qui bénéficie d'un système certes propriétaire, mais beaucoup plus simple que le DRM d'Adobe.

 

Le watermark, un tatouage numérique, ajoute les coordonnées de l'acheteur à l'exemplaire numérique acheté, et permet ensuite de retrouver le contrevenant en cas de partage illégal sur le Web. Il apparaît comme une solution de protection plus légère, et moins contraignante pour les lecteurs. Il soulève malgré tout d'autres questions, comme celles de la vie privée et de la confidentialité des données échangées.

 

Sur Books on Demand, les auteurs déposant un ouvrage auront désormais le choix entre trois options de protection contre la copie : un DRM « dur », comme celui d'Adobe ou d'Amazon, aucune protection, ou un système de DRM « léger » sous forme de watermark.

 

« Nous souhaitons que nos auteurs soient libres dans leur choix de protection contre la copie, mais en même temps que leurs intérêts soient protégés de façon durable », explique Gerd Robertz, PDG de BoD. « De plus en plus de titres autopubliés souffrent du piratage d'ebooks, surtout les meilleures ventes, du moment et sur le long terme. [...] Nous voulons changer cela. »

 

BoD n'est pas le premier distributeur d'ebooks à faire le choix du filigrane numérique : une société néerlandaise, CB Logistics, a été l'une des premières à proposer cette alternative. 

 

Les options de protection sont également disponible en France, dans les formules BoD Ebook (gratuite), BoD Classique (19 €) et BoD Confort (249 €), avec d'autres services.

 

(via Boersenblatt)