Le procureur général de Washington Eric Holder Jr. H. et A. Sharis Pozen, le général adjoint par intérim du procureur de la division antitrust ont signé un accord après un long examen des faits et gestes des dirigeants d'Apple en chef de file, Hachette Book Group, HarperCollins et Simon & Schuster. Encore que, la liste pourrait à l'avenir bénéficier d'une petite rallonge. Ils ont tous été  accusés en avril dernier par le Ministère de la Justice, d'avoir augmenté le prix de leurs ebooks, du 1er avril 2010 au 21 mai 2012. Verdict rendu, Amazon a finalement gagné et devrait pouvoir tirer son épingle du jeu suite à l'affaire.

 

 

 

 

Apple serait également aux premières loges dans cette affaire, comme on le sait : à l'origine, une alliance avec les trois éditeurs. Ceux-là devront payer une amende de 69 millions dollars d'après un accord signé avec les procureurs généraux. Les deux autres éditeurs, Macmillan et Penguin, impliqués dans cette conspiration attendront, avec Apple, les tribunaux. Quant aux les lecteurs floués, ils devraient recevoir 250 000 $ au total en dommages et intérêts. En effet, cette entente qui visait à relever les prix aurait, d'après les autorités américaines, a fait dépenser des dizaines de milliers de dollars supplémentaires aux lecteurs.

 

En plus de cette amende, les éditeurs se verront interdire de signer de nouveaux accords appliquant une fixation des prix de leurs titres, durant deux ans. Une aubaine pour Amazon. Le rapport de justice décrit un complot contre ce leader, qui détenait alors le monopole des ventes d'ebooks aux États-Unis. Mais l'instauration du contrat d'agence avait rétabli un semblant d'ordre et d'équilibre. Dans le rapport, plusieurs allusions sont faites à la manière dont les dirigeants se seraient réunis, dissimulant toute trace de leurs communications.

 

Un compte rendu de la poursuite est disponible à cette adresse. L'entente permettait aux éditeurs de fixer eux-mêmes le prix de vente des livres.

  

« C'est une grande victoire pour les propriétaires de Kindle, et nous sommes impatients d'être à nouveau autorisés à baisser le prix des livres » a déclaré le porte-parole d'Amazon Andrew Herdener, dans un communiqué. Quant à la porte-parole d'Apple : sans commentaires.

 

John Makinson, PDG de Penguin Group déclarait au début du mois qu'un « certain nombre d'inexactitudes et d'omissions parcourent le dossier » se réjouissant à l'avance d'avoir à les rectifier devant le tribunal. En Europe, Apple et quelques-uns des mêmes éditeurs internationaux impliqués dans l'affaire sont impliqués dans une enquête similaire auprès de la Commission européenne. Apple a été parmi les sociétés à avoir fait « des propositions d'engagements » d'après Joaquín Almunia, le chef antitrust pour l'Union européenne.