Amazon rate un contrat à 10 milliards $ et accuse Trump de conspiration

Clément Solym - 10.12.2019

Lecture numérique - Acteurs numériques - cloud computing - Jeff Bezos Amazon - Donald Trump armée


Le Père Noël avec une frange orange, ça vous aurait des airs de grande célébration, surtout si d’un tweet ravageur, il pouvait en majuscule écrire : « OH OH OH ! » Mais pour Jeff Bezos, patron d’Amazon, Noël n’arrivera pas avec dans sa hotte le Pentagone. Si les contrats militaires sont convoités, le patron de la Maison Blanche fait blocage.


 

Lors d’un week-end réunissant des gens de bonne volonté, à l’occasion du Reagan National Defence Forum, Jeff Bezos a dévoilé le fond de sa pensée. Selon lui, les États-Unis se trouveront dans une fâcheuse posture, si les entreprises de la high-tech venaient à tourner le dos au ministère de la Défense. Et sur plusieurs secteurs, il importe que l’Amérique maintienne son avance sur des rivaux qui, à l’instar de la Chine, s’active particulièrement.

Or, Amazon a quelques soucis : récemment, le ministère de la Défense a préféré confier à Microsoft l’un de ses contrats – JEDI, pour Joint Enterprise Defense Infrastructure pour constituer un cloud au sein du ministère. Et ce, pour une période de 10 années. Le projet doit aboutir au stockage de grandes quantités de données classifiées, et les deux firmes étaient dans le dernier tour de table.

Car, en matière de cloud computing, Amazon fait des prouesses avec sa filiale Amazon Web Service — oui, la vente de livres, c’est bien, mais ça rapporte moins que les nouvelles technologies. 
 

10 années de contrat, évanouies... dans le nuage


Selon Engadget, cette petite plaisanterie va coûter la bagatelle de 10 milliards $ qu’Amazon n’empochera pas. Et l’unique raison que Bezos voit dans ce choix, c’est le parti-pris avoué, farouchement anti-Amazon que le président des États-Unis affiche partout où il le peut. 
 
Vendetta personnelle, et « pressions inappropriées », voici comme le patron de la firme qualifie les actions de Donald Trump à son égard. D’ailleurs, AWS est « aujourd’hui le leader reconnu » en matière de cloud computing et la décision du Pentagone repose « sur des erreurs flagrantes concernant presque tous les facteurs d’évaluation ». Rien que cela. 

Sauf que la perte du contrat laisse un goût amer à Jeff Bezos : JEDI ne lui échappe que pour mieux servir les intérêts politiques du POTUS qui s’est déclaré comme son ennemi personnel. C’est d’ailleurs le même traitement que reçoit le Washington Post, que Bezos a acheté avec ses deniers personnels, et qui est régulièrement injurié par Trump. 


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