Ami lecteur, si tu aimes les chats, en réalité tu es seul et dépressif

Cécile Mazin - 09.08.2016

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On pourra le recopier, consonnes en verts, voyelles en rouge, ce vers de Baudelaire, « Les chats puissants et doux, orgueil de la maison ». Une étude opérée par Facebook montre que, sur les 160.000 utilisateurs sondés, ceux qui apprécient les chats sont en réalité frappés par la solitude et la dépression. Chat-rmant.

 

 

 

Tout commence avec cet éternel débat entre amis des animaux : plutôt chat, ou plutôt chien ? Sauf qu’en passant au crible toutes les informations que les utilisateurs de Facebook peuvent disperser, les robots en font ressortir des données sidérantes. Il en ressort en effet que les chiens sont plus souvent associés à des personnes sympathiques, tandis qu’avoir un chat décrit en fait un célibataire triste.

 

Les données analysées proviennent des différents statuts publiés – quand on répète de faire attention à ce que l’on poste sur Facebook... – qui permettent d’aboutir à ces conclusions... stéréotypées ? Pas du tout : en réalité, très concrètes.

 

L’échantillon serait assez significatif pour montrer de grandes orientations, suivant l’animal de compagnie que l’on a choisi. Les gens qui ont des chats sont 2,2 fois plus à même de tisser des liens avec d’autres propriétaires de félins. Mais quand on a un chien, on est plus susceptible de se lier d’amitié, tout court, avec n’importe qui, révèle Facebook...

 

Les propriétaires de chats sont à 30 % des célibataires – contre 24 % qui ont des chiens – et à l’image de leur bestiole, sont plutôt des personnalités casanières. En effet, ils apprécient de rester à la maison, avec un film ou la télévision. Ils regarderont plus volontiers Le Hobbit, Le meilleur des mondes ou Orange mécanique. Les patrons de chiens, eux, préfèrent Fifty Shades of Grey, ou encore Hangover...

 

Et en matière de lecture ? On poursuit dans le cliché : avoir un chat fait de vous une personne encline aux classiques de la littérature et de la science-fiction, tandis qu’un chien vous pousse à lire des best-sellers. 

 

 

 

Notons toutefois que les lecteurs de The Great Gasby, ou encore Hunger Games n’ont pas d’affinités à poil spécifiques. Il est tout de même troublant de se dire qu’un propriétaire de chat est plus enclin à lire des choses avec des vampires ou des zombies, qu’un propriétaire de chien, manifestement plus ouvert...

 

Ce qui reste le plus troublant dans cette étude, ce sont les données relatives à l’humeur générale : les gens avec un chat seraient plus susceptibles de se dire fatigués, façon Garfield, alors que ceux ayant un chien, sont plutôt enthousiastes, façon... Rantanplan ?