medias

Anonymat et cryptage : les logiciels de téléchargement se rebiffent

Clément Solym - 04.03.2012

Lecture numérique - Usages - sites pirates - contrefaçon - téléchargement


Intéressante mise en perspective : en France, l'arrivée d'Hadopi avait propulsé les internautes vers l'offre de streaming, qui n'était pas soumise au contrôle du net. Ainsi, on voyait exploser la demande illégale pour des sites offrant non plus du téléchargement d'oeuvres, mais de quoi les consulter directement . 

 

Un streaming qui allait donc bon train, jusqu'au moment où le FBI a mis la main sur le fondateur de MegaUpload, et fait fermer le service. Là, le net s'est retrouvé comme orphelin de tout un pan des services auxquels il recourrait. Un récent sondage avait par ailleurs démontré que l'offre légale ne suffirait pas pour faire oublier la fermeture de ce site, surtout quand cette offre légale manquait cruellement de tarifs attractifs. (voir notre actualitté)

 

 

 

Or, de même qu'Hadopi avait favorisé l'essor de la consultation en directe de films sur internet, de même le partage de fichiers est encore loin d'avoir complètement agonisé. Complètement anonymisé, décentralisé et complètement débarrassé de toute censure, le paysage du partage de fichiers pour demain est déjà largement ouvert... La réponse s'ajuste progressivement et doucement, mais elle arrive. Déjà, l'idée de The Pirate Bay, de passer à des Magnet Links permet de comprendre quelle réflexion se met en place, pour épouser et annihiler la riposte des autorités. 

 

Or, TorrentFreak présente l'une des solutions qui devraient faire parler d'elles, et comme l'une de celles en mesure de gérer et proposer un partage de fichiers à très grande échelle, dans l'hypothèse où les pires scénarii (ACTA, SOPA, et autres joyeusetés), se mettraient en place. D'un côté, il existe les VPN, réseau privé virtuel, qui permettent de continuer ses petites manipulations derrière un client Torrent. 

 

Et voici que s'avance un certain RetroShare, qui fabrique un réseau de partage privé et crypté, permettant d'ajouter des amis par cooptation, le tout avec des échanges de certificats PGP, qui assurent la validité de la personne nouvellement entrée. Toute la communication est ainsi chiffrée, en passant par OpenSSL, et les échanges ne peuvent avoir lieu qu'après avoir été validés comme nouvel entrant. 

 

En somme, un réseau difficile à pénétrer depuis l'extérieur. Et son fondateur découvre que, depuis les deux derniers mois, l'intérêt pour son outil a crû, à toute vitesse. Le réseau, comme d'autres, convainc, et surtout, permet un total et libre échange entre personnes qui se valident les unes les autres. De quoi impressionner...