AppStore : les applications vendant des ebooks chahutées

Clément Solym - 02.02.2011

Lecture numérique - Acteurs numériques - applications - sony - apple


Les applications permettant de vendre des livres numériques sans passer par le versement du pourcentage habituel à Apple seront-elles supprimées à l'avenir ? Pas vraiment. Enfin... pas que...

L'affaire a commencé avec la protestation de Sony, qui voyait son appli Sony Reader refusée par l'AppStore. L'idée première d'Apple était de miser sur la vente d'appareil, par le biais du service de téléchargement d'applications. Mais manifestement, avec Sony, la donne avait changé. (notre actualitté)

Sauf qu'Apple a répondu hier, assez rapidement, en précisant qu'il ne s'agissait nullement d'une rigueur soudaine, mais plus simplement de l'application des règles telles qu'elles existent. Ainsi, l'App Store Review Guidelines précise bien que les applis permettant d'acheter sans passer par les outils d'Apple seraient rejetées. (notre actualitté)


Chose amusante, Kobo, le service canadien, vient de voir son application mise à jour, avec l'intégration pour iPhone du système de partage et de sociabilisation Reading Life, qui n'était disponible que pour iPad jusqu'à présent. Comment penser alors que certains puissent passer les filtres quand d'autres se font refouler à l'entrée ?

Apacompri


Pour Sony, qui assure travailler avec Apple pour tenter de trouver une solution, la situation est compliquée à comprendre. « Beaucoup de nos clients utilisent des appareils mobiles Apple, en plus de leurs lecteurs ebook, et ils attendent avec impatience une solution qui leur permettra d'acheter et de lire du contenu du Reader Store sur leurs appareils mobiles Apple, aussi bien que synchroniser ce contenu entre leur Readers et iPhones, comme c'est possible pour d'autres plateformes. » (Via Bloomberg)

Cela dit, comment envisager qu'Amazon ou Sony, ou tout autre acteur de l'ebook partagerait ses recettes avec Apple, puisqu'ils seraient alors en concurrence directe avec la boutique iBookstore ? Qui plus est, si cette mesure changeant les règles ne s'applique pour le moment qu'aux applications vendant des ebooks, quid demain de la musique ?

Le problème n'est pas que les règles aient changé, mais qu'elles soient si vaguement formulées que l'on ne sache pas réellement à quoi s'en tenir. Reste donc la dernière position d'Apple, qui assure que, tant qu'une solution est intégrée à l'application pour permettre de vendre des ebooks autrement qu'à travers la seule application, cette dernière n'a rien à craindre.

Amazon ou Barnes & Noble seraient donc épargnés...