Asus lance un lecteur ebook à « moins de 599 $ »

Clément Solym - 09.08.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - taiwan - ebook - appareil


Quand il en vient à l’art de lâcher des bombes, en général on se réfère aux Américains. Hiroshima, l’Irak, l’iPad. Mais depuis quelques jours, ce sont les Taiwanais d’Asus qui sont devenus les maîtres en la matière.

Lorsque l’on annonce la sortie d’un lecteur numérique pour octobre, c’est déjà quelque chose, surtout si l’on répond au doux nom d’Asus. Si l’on rajoute qu’il fera 20,32 cm, avec un écran LCD, ça commence à retentir. Mais le vrai détonateur reste le prix de l’engin : « moins de 599 $ » (450 € environ).

Un, ça ne nous avance pas vraiment, vu que si l’on s’en tient à l’annonce, le lecteur pourrait donc être à 35 $ par exemple (peut être ont-ils passé un accord avec le gouvernement indien ?), ou à 1$ ? Deux, si la formule « moins de 599 $ » d’Asus fonctionne comme celle du Monoprix « chemise à moins de 50 € », on peut avancer que le prix sera… 598,9 $ !

C’est là que le bât blesse. Bien que l’écran LCD du lecteur ait été conçu spécialement pour améliorer l’image (pas de rétroéclairage), selon un analyste de Digitimes Research, Mingghi Kuo, ce nouveau concept n’arrive pas à la cheville de la version appelée e-paper en ce qui concerne la réflexion de l’image. Et ce, malgré un temps de réponse plus rapide. En gros, avant la sortie, c’est déjà un flop. Surtout que la concurrence c’est : Kindle DX (e-paper), 379 $ (285 €) ou l’iPad (couleur), 499 $ (376 €).

Et puisque Asus a délibérément tendu les deux joues, allons-y sans remords : les gentils et naïfs Taiwanais arrivent dans le marché du e-book fleur au fusil, sans aucun support au niveau du contenu, à l’inverse de, voyons voir, tous leurs concurrents. On les annonce en négociations avec des opérateurs téléphoniques.

Ça nous fait entrevoir l’espoir d’un prix moins élevé si accompagné d’un contrat quelconque. Un peu léger, surtout que pour l’instant, à l’Est, rien de nouveau. C’est bien beau de lâcher des bombes, mais l’idée c’est comme de ne pas se les prendre en pleine poire.