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Avant sa disparition, Britannica se vend encore très bien

Clément Solym - 02.04.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - Britannica - encyclopédie - édition


Le 13 mars a été annoncée la fin de l'édition de l'encyclopédie Britannica au format papier (voir notre actualitté). Mais cette annonce a eu un effet très bénéfique sur les ventes des derniers lots.

 

En effet, sur les 4.000 encyclopédies de 32 tomes restantes, plus des trois quarts ont été vendues depuis l'annonce du passage de l'encyclopédie au numérique exclusivement. Là où il ne s'en vendait qu'une soixantaine par semaine, 150 ont été achetées en moyenne tous les jours depuis l'annonce. 

 

 

Syndrome du collectionneur 

 

Que se passe-t-il ? Il semblerait que, depuis que l'on sait que cette institution vit ses derniers jours au format imprimé, des acheteurs de dernière minutes ne se soient décidés. Les lots coûtent pourtant 1.395 £ chacun. 

 

Le président de Britannica Jorge Cauz analyse ainsi ce revirement comme une réaction logique à la perspective de la disparition de l'objet. « Quand ils pensaient qu'elle existerait pour toujours, il n'y avait aucune raison de se dépêcher pour en acheter une. Mais maintenant, subitement, c'est devenu un objet rare ». Ainsi, les intéressés appellent-ils directement Britannica pour s'en procurer des exemplaires avant qu'il ne soit trop tard.

 

Cauz garde la tête froide. «  Tout le monde aimerait appeler cela la fin d'une ère et je le comprends. Mais ce n'est pas un moment triste ; je pense que les lecteurs sont plus nostalgiques des livres que nous le sommes nous-mêmes. C'est un rite de passage à cette nouvelle ère du numérique. »

 

Britannica, source ou symbole ?

 

Après 244 années d'édition, c'est bien le chant du cygne de l'encyclopédie papier. Alexandre Roberge tente de comprendre, sur Thot Cursus, ce qui a pu mettre à mal la version papier de Britannica. Si l'avènement des encyclopédies en ligne a joué un rôle indéniable dans cette lente agonie, il rappelle que la possession des encyclopédies chez soi n'était pas pour autant synonyme de leur consultation assidue : « La plupart des possesseurs admettaient qu'ils ne l'ouvraient pas plus d'une fois par an. Ainsi, la trentaine de tomes trônant dans la bibliothèque familiale était plus un symbole de statut social qu'une source d'informations. Une réalité toujours plus forte à une époque où la technologie permet d'avoir la réponse à une question en quelques secondes.  »

 

Britannica était l'ouvrage encyclopédique en langue anglaise le plus longtemps édité, de façon discontinue.




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