Avec Joël Dicker, Citroën décortique la mécanique de l'écrivain

Camille Cornu - 06.11.2015

Lecture numérique - Usages - Joel Dicker Citroën - the DS writer - Youtube livre


Si la littérature a du mal à se vendre, il semblerait qu’elle fasse vendre. Pas des livres, malheureusement. Quoi de mieux que l’image romantique d’un écrivain trentenaire en proie à l’angoisse de la page blanche pour vendre des voitures ? Cela change des femmes nues, et permet tout un développement autour d’une série web et de la nouvelle qui sera publiée, chapitre par chapitre, sur le site de la nouvelle DS 4.

 

Joël Dicker au volant de sa nouvelle DS4, capture d'écran du premier épisode

 

 

Dans la web série, Joël Dicker joue son propre rôle, celui d’un écrivain en quête de son prochain sujet. Le premier épisode le montre avec son agent en train de lui mettre la pression pour obtenir un nouveau livre. Se défendant plutôt mal, l’écrivain sort du dîner bien décidé à rentabiliser sa nouvelle DS4 pour retrouver l’inspiration. Il prend alors le volant, puisqu’« il y a une source inépuisable d’idées dehors, le long des routes, il faut juste savoir observer ». 

 

Après avoir visionné l’épisode, on peut retrouver sur le site les chapitres écrits suite à cette quête d’inspiration. Le parallèle série/écriture n’est donc pas juste une adaptation, mais la version filmée se veut comme une mise en scène de ce qui a précédé à l’écriture. L’intérêt de la série réside alors dans une sorte de voyeurisme qui permettrait de pénétrer le cerveau de l’écrivain et d’avoir ses astuces sur la construction de l’histoire ou sur les personnages. 

 

La campagne promotionnelle parvient finalement à créer une expérience de lecture assez inédite, en rentabilisant Youtube et le format vidéo plus adapté au web pour guider l’utilisateur vers le texte de Joël Dicker, mis en ligne sur le site de DS en même temps que chaque vidéo publiée sur YouTube. 

 

Si la voiture est particulièrement mise en valeur dans les clips, ce n’est plus le cas dans le texte. Les vidéos permettent alors de rediriger les curieux vers un site qui fait de la vente de voiture, mais où ils accèdent principalement au texte. La promotion se retourne finalement en faveur de la lecture numérique.

 

Si le format court de la nouvelle, le lieu de la Forêt-Noire et de Paris lui ont été imposés par Citroën, Joël Dicker a apprécié pouvoir réutiliser ces contraintes afin de guider son inspiration : « Je suis allé dans la Forêt-Noire, j’ai vu la forêt, la brume, le côté un peu sombre, je me suis dit : pourquoi pas une histoire de meurtre ? »

 

Après le succès de La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, vendu à trois millions d’exemplaires dans le monde, on aurait pu croire que Joël Dicker n’avait pas à ce point besoin d’argent. Cela dit, comme il l’a confié au Parisien, c’est surtout pour lui une façon de lier deux domaines qui lui sont chers, l’écriture et la cinématographie. Il rappelle avec plaisir que ses ambitions l’avaient d’abord porté à étudier le théâtre au cours Florent, et qu’il serait ravi que cette expérience lui ouvre une nouvelle porte dans le cinéma.

 

Les chapitres et épisodes seront mis régulièrement en ligne jusqu’au 13 novembre. Un exemplaire physique de la nouvelle sera disponible dans les DS stores.