Avec l'application Stela, la BD vent debout avec les smartphones

Antoine Oury - 27.11.2015

Lecture numérique - Applications - application Stela - BD bande dessinée - smartphones


Avec comiXology, izneo, les offres des éditeurs DC ou Marvel, et quelques autres applications de lecture de bande dessinée, le 9e art semble déjà bien installé sur les smartphones. Mais Ryan Yount et Jim Gibbons ont imaginé quel affichage encore inédit pourrait être conçu : l'application Stela, en préparation et prévue pour l'année prochaine, va profiter au maximum des écrans de plus en plus grands de nos smartphones.

 

 

 

Les appareils mobiles prennent de plus en plus de place dans nos poches, et la tendance est clairement à l'agrandissement des écrans de smartphones — si bien que ces derniers sont parfois qualifiés de « phablettes », pour marquer l'aspect intermédiaire entre le phone et la tablette.

 

Ryan Yount, ancien responsable chez Ubisoft, et Jim Gibbons, autrefois éditeur chez Dark Horse, ont décidé d'exploiter cette tendance technologique, avec le soutien de la boîte de développement BreakoutBit.

 

« Nous avons voulu proposer une expérience qui soit intuitive et compréhensible pour les utilisateurs. Il était également important que l'application s'adresse aussi à des gens qui ne sont pas familiers des comics », explique Ryan Yount.

 

Il suffit ensuite d'un peu d'observation : des applications comme Instagram ou Twitter captent l'attention des gens, notamment dans les transports, parce que les manipulations nécessaires sont minimales. Il suffit de scroller (descendre ou monter dans la page), parfois de swiper (mouvement latéral), et ce sont ces gestes que Stela veut introduire dans la bande dessinée.

 

Pour ce faire, Stela souhaite proposer une approche originale aux créateurs qui collaboreront avec la plateforme : des bandes dessinées présentées de façon verticale, généralement une case à la fois, avec un geste du lecteur pour passer à la case suivante, ou plutôt à l'écran suivant.

 

Chaque œuvre serait alors pleinement raccord avec son support de lecture, d'autant plus que les auteurs seraient amenés à prendre en compte des limitations inhérentes à l'écran, en ajustant le format de leurs dessins, par exemple. Une trentaine de projets serait en cours de création.

 

A priori, les deux concepteurs de l'application veulent lui appliquer un modèle d'abonnement : les revenus seraient partagés avec les créateurs, qui signeraient des séries à la durée définie à l'avance, pour des questions de modèle économique.

 

Un réseau social s'ajouterait à l'ensemble, avant tout pour obtenir un retour des utilisateurs. Le grand défi de l'application reste évidemment le financement, d'autant plus que le format particulier oblige à une certaine fermeture. Réponse en 2016, avec une application iOS, et une Android qui suivra rapidement.

 

(via Comics Alliance)