Avec REPRINT, Publie.net fait revivre des oeuvres indisponibles

Clément Solym - 21.01.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - oeuvres indisponibles - droits numériques - auteurs


Une nouvelle collection a vu le jour au sein de la coopérative Publie.net, la semaine passée. REPRINT, est une initiative encore une fois 100 % numérique. Il s'agit de reprise de textes parus sous forme imprimée (Digraphe, Textes/Flammarion, Laurence Teper, Fayard) et dont l'éditeur initial a cessé l'exploitation, ou ne propose à l'auteur de format numérique. 

 

Tout un programme, voire même tout un poème d'une actualité particulièrement chaude. Alors que l'Assemblée nationale vient d'adopter un projet de loi concernant la numérisation d'oeuvres indisponibles, Publie.net, avec REPRINT, oeuvre exactement dans le même principe, sans puiser dans les ressources du grand emprunt.

 

« Quel auteur n'a pas derrière lui des livres devenus indisponibles, auquel le numérique redonne disponibilité générale et immédiate ?


 

Soit que l'éditeur originel ne se préoccupe pas d'en proposer une version numérique (les droits numériques, sauf avenant spécifique, sont la propriété de l'auteur), soit que la diffusion ait cessé et que l'auteur ait en ce cas retrouvé la propriété de ces droits, soit que l'éditeur ait malheureusement disparu... Bien des cas de figures, mais ce sont les livres qui souvent ont le plus compté pour nous, les découvertes contemporaines qui nous ont aidés dans notre chemin d'écriture.

 

Alors porte largement ouverte aux auteurs : REPRINT, en proposant ces textes sous forme numérique, en permet l'accessibilité large et immédiate, autorise à les réviser, les augmenter, en tout cas de leur laisser vivre à nouveau leur vie de livre. » (voir sur Publie.net tous les titres disponibles

 

François Bon, expliquait à ActuaLitté, les raisons de la création d'une collection à part : il « me semble important de distinguer ces textes de nos textes de création, et c'est moyen aussi de lancer un message aux auteurs papier pour nous rejoindre, plutôt que laisser leurs textes au mouroir généralisé. »