Avec The Promo Bay, Paulo Coelho dénonce la cupidité de l'industrie

Clément Solym - 01.02.2012

Lecture numérique - Usages - Paulo Coelho - The Pirate Bay - promotion


Voilà quelques jours, le célèbre romancier brésilien avait fait part de quelques réflexions sur la législation en cours de préparation sur la lutte contre le piratage. SOPA avait en effet retenu son attention, avec une moralité : « Pirates du monde, unissez-vous et piratez tout ce que j'ai jamais écrit ! » 

 

Et voilà que de nouveau, Paulo revient sur le devant de la scène en s'intéressant activement à ce que le site The Pirate Bay a dernièrement mis en place, Promo Bay

 

Et qu'en retient Coelho ? Qu'il a décidé tout simplement d'y prendre part. « Avez-vous un groupe ? Etes-vous producteur de cinéma en herbe ? Comédien ? Dessinateur ? Ils remplaceront leur logo en page d'accueil par un lien vers votre travail. Dès que j'ai eu connaissance de ce sujet, j'ai décidé d'y participer. Plusieurs de mes livres sont là, et comme je le disais dans mon précédent billet sur SOPA, les ventes physiques de mes livres sont en augmentation, depuis que mes lecteurs les diffusent sur des sites de P2P. » (voir son blog)

 

 

 

Sidérant... Participer de son plein gré à son propre piratage, après avoir incité à pirater ses propres oeuvres. « Bienvenue au téléchargement de mes livres gratuitement, et si vous les appréciez, achetez-en une copie papier - voilà la manière dont nous devons dire à l'industrie que la cupidité ne mène nulle part. »

 

La plateforme lancée par The Pirate Bay date de mi-janvier, et vise à assurer la promotion de toute forme de création. « Comme vous avez pu le constater, nous remplaçons parfois notre logo en première page par d'autres. Parfois nous faisons un lien vers des questions politiques importantes, comme la censure de l'internet, et parfois, il pointe vers certains musiciens indépendants que nous apprécions », expliquait l'équipe.

 

Juste un formulaire à remplir pour arriver à prendre part au projet. (les détails

 

Rien n'indique que la littérature est à exclure de ce nouveau champ de promo, surtout que la présence d'un Paulo Coelho serait une double opération de communication.