Barnes & Noble envisage toujours d'étendre son offre numérique

Antoine Oury - 30.07.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - Barnes & Noble - lecture numérique - international


Proposer l'offre de livres numériques liée à son lecteur Nook fait partie depuis un moment des plans du libraire Barnes & Noble, mais les évènements récents ont quelque peu retardé le tout. Le départ du directeur exécutif William Lynch, début juillet, et surtout des résultats exsangues pour la filiale numérique pourrait être les causes de délai supplémentaire.

 


nook: Don't Panic

Seth Miller, CC BY 2.0

 

 

 Initialement, le passage à l'international devait s'organiser pour juin 2013, avec une dizaine de marchés visés comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou la Russie (la présence de Waterstones, en partenariat avec Amazon au Royaume-Uni, réduisait probablement l'intérêt d'une exportation en Albion). Mais les plans ont été quelque peu retoqués, annonçant cette fois la fin de l'année comme date prévisionnelle.

 

La chaîne de librairies avait redonné un semblant de souffle à son offre numérique par le biais d'un partenariat avec Microsoft, la firme investissant 300 millions $ dans Nook LLC dès avril 2012. Le partenaire pourrait offrir un maximum de visibilité à l'offre Nook sur les territoires en incluant par exemple la librairie de livres numériques Nook dans son système d'exploitation. Sur les ordinateurs Windows récents achetés en France et équipés de Windows 8, c'est... Amazon qui se retrouvait proposé par défaut à l'utilisateur.

 

Par ailleurs, malgré des ventes d'appareils en berne, Nook « envisage de continuer à innover et à mettre au point de nouveaux lecteurs ebook de qualité » : une meilleure stratégie pour l'assemblage et la fabrication des appareils semble être en cours de finalisation. Les tablettes, elles, semblent définitivement abandonnées, ou en tout cas mises de côté pour un laps de temps indéterminé, en attendant de meilleurs résultats.

 

Les ventes de contenus numériques via la librairie en ligne de B&N sont également moribondes : le site n'enregistrerait que 6 millions de visites par mois, contre 130 millions pour Amazon. Et ce chiffre est loin de correspondre aux ventes effectives...

 

Début juillet, William Lynch, le directeur exécutif de la chaîne de librairies annonçait sa démission, pour des raisons encore inconnues.

 

(via The Digital Reader)