Barnes & Noble se désolidarise un peu plus du Nook

- 25.02.2013

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Des séismes à la chaîne. Ce dimanche, le fondateur et président de Barnes & Noble, Leonard Riggio a fait savoir qu'il se proposait au rachat des 689 points de vente et du site en ligne du groupe. Une annonce qui en cache une autre. Se faisant, Riggio confirme les velléités du groupe de se désolidariser de l'exploitation des gammes Nook.

 

 

Déjà en janvier 2011, la compagnie avait annoncé son souhait de regrouper ses activités de lecture numérique et ses boutiques universitaires sous un nouveau département, Nook Media. Il ne s'agirait pas d'abandonner la marque, selon une source citée par le New York Times, mais de s'axer davantage sur l'exploitation de l'image du Nook, cédant le développement à d'autres géants tels Samsung ou Microsoft.

 

 

Ces annonces font suite à un troisième trimestre sinistre. Les ventes de fin d'année ont largement déçu, et plus généralement, les ventes annuelles s'étiolent avec une chute de 10,9% de recettes. Dès lors les prévisions de trois milliards de chiffre d'affaires font figure de doux rêve. Les experts réévaluent plutôt à 2.400 milliards.

 

Devant ces mauvais résultats, la compagnie prend de plus en plus ses distances avec ce qui se révèle un gouffre financier. Bien que Nook Media représente 50% de son chiffre d'affaires, soit près de deux milliards de dollars, les retours sont bien loin des investissements colossaux pour opposer une concurrence au Kindle.

 

Propriétaire de 30% des parts de marché du poids lourd de la librairie, Ruggio montre tous les signes de vouloir se concentrer sur des activités, et surtout des coûts plus modestes. Dans la foulée, l'action de Barnes & Noble a bondi de 25%.

 

Les résultats du troisième trimestre sont prévus pour le 28 février.