Black Crown : le roman interactif de Random House en chiffres

Julien Helmlinger - 19.08.2013

Lecture numérique - Applications - Black Crown - Roman interactif - Rob Sherman


Où peuvent bien mener les premiers pas d'une maison d'édition sur le terrain des jeux vidéo ? Random House vient de dévoiler quelques statistiques quant au lancement de sa fiction interactive en ligne, Black Crown, lancée courant du mois de mai. Rédigée par Rob Sherman, avec du contenu ajouté toutes les deux semaines, actuellement à 65 % de son achèvement prévu pour septembre, le titre free-to-play aurait conquis 6000 joueurs, dont 5 % ayant déboursé quelques deniers pour acquérir des suppléments payants.

 

 

 

 

Comme le confie Dan Franklin, l'éditeur numérique de Random House qui a lancé ledit projet, la maison ciblait à l'origine trois types de publics : les joueurs, les fans de fiction spéculative, et les progressistes ouverts aux nouvelles expériences. Et si Random House imaginait toucher ces derniers cités en premier lieu, ce seraient finalement les joueurs qui auraient le plus massivement mordu à l'hameçon.

 

Selon l'éditeur, internet ferait finalement s'affaisser les barrières entre les genres. Random House estime que la moitié des 6000 adeptes de Black Crown ont déjà joué précédemment via la plateforme StoryNexus sur laquelle se base l'expérience.

 

Si ce chiffrage reste largement en dessous des scores qu'obtiennent certaines applications sociales en vogue, Franklin a le sentiment que le pari est réussi pour Random House, élargissant non seulement l'horizon de la maison vers un nouveau terrain d'édition numérique, et lançant en outre un nouvel auteur dans le paysage.

 

En terme de possibilités d'évolution future, et raison notamment de son principe de contenus additionnels, l'éditeur a le sentiment que Black Crown ressemble plus à une émission de télévision qu'à un livre traditionnel. Ainsi, d'ici septembre, il se pourrait que le jeu touche à sa fin, ou au contraire, il pourrait aussi bien y avoir une deuxième saison, voire une pléthore.

 

Pour Franklin c'est tout un horizon nouveau qui se dégage pour l'édition, ce qui impliquerait le besoin de dénicher de nouveaux talents, sur les terrains de l'édition comme de la technologie. Faisant monter l'écume aux lèvres des amateurs de fiction interactive, il évoque d'éventuels romans participatifs complètement fondus dans le réseau... (via TheGuardian)