Bloomsbury : un quart du chiffre d'affaires en numérique

Clément Solym - 14.03.2011

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Déjà au début de l’année, Bloomsbury, l’éditeur britannique célèbre pour avoir publié Harry Potter, était très enthousiaste quant aux livres numériques, alors que ces derniers ne représentaient que 10 % de son chiffre d’affaires, l’éditeur annonçait d’ores et déjà que 2011 serait l’année de l’ebook (notre actualitté).

À peine un mois plus tard, Richard Charkin, le directeur général de Bloomsbury, annonce au Telegraph que les ventes de livres numériques ne sont pas loin d’atteindre les 25 % du chiffre d’affaires de la maison. Ceci étant dû à un accroissement énorme des ventes d’ouvrages numériques, de près de 600 % durant les deux premiers mois de l’année 2011. (« L’année de l’ebook », disait-il !)


On sait que les ventes de Bloomsbury ont rapporté près de 90,7 millions de livres en 2010, chiffre qui devrait augmenter cette année au même rythme que les ventes numériques et même plus vite, car, ces derniers coûtant bien moins cher à l’éditeur que les livres papiers, la marge qu’il en retire est donc supérieure.

Si cela lui réussit autant, c’est aussi parce que Bloomsbury a le monopole du numérique au Royaume-Uni, avec plus de 1800 exemplaires numériques vendus l’année passée, dont des titres à succès, comme The Finkler question, de Howard Jacobson, lauréat du Booker Prize et dont 42% des exemplaires ont été vendus en version numérique aux Etats-Unis.

Ou encore le roman moins intellectuel de l’actrice américaine Chelsea Handler, Ma vie horizontale, journal d’une sérial coucheuse, dont près de 90 000 copies numériques ont été vendues.