Bookboon, l'européen qui convoite 10 % du marché US de l'ebook

Clément Solym - 24.02.2012

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La chance pourrait sourire aux audacieux, comme ceux de la société européenne Bookboon, qui entend ni plus ni moins que révolutionner l'industrie du livre aux États-Unis. Son modèle repose sur un système de gratuité, par lequel l'entreprise compte s'emparer de 10 % du marché outre-Atlantique. 

 

Après une augmentation de 500 % de sa croissance sur les neuf premiers mois de 2011, Bookboon fait donc un point d'étape, pour parler pronostics. Ainsi, pour le 3e trimestre de l'année 2012, ce sont 10 % de parts de marché que la société convoite. 

 

Thomas Buus Madsen, le directeur des opérations pour Bookboon, a confiance. La société propose en effet des livres numériques gratuits, allant des guides de voyages aux ouvrages pour entreprises, en passant par les manuels scolaires et universitaires. En s'appuyant sur un libre accès à la connaissance, et sa diffusion gratuite, la société semble rencontrer un certain succès. 

 

 

 

Sur l'année 2012, les prévisions de diffusions de livres tournent autour de 6 à 8 millions d'exemplaires. Sur l'année 2011, ce sont, comparativement, plus d'un million de livres numériques qui ont été téléchargés depuis leur plateforme. (voir DGW)

 

La principale requête concernait les livres scolaires. 

 

Un modèle qui répond donc aux envies du moment. Ainsi, l'université de Cincinnati dans l'Ohio aux États-Unis, a fait le choix d'offrir des manuels numériques aux 5.000 étudiants qui suivent des cours d'introduction à la psychologie. Ils seront consultables en ligne et gratuitement. De quoi répondre aux besoins d'économies des étudiants. 

 

La société Bookboon est financement entièrement par la publicité, et tire ses revenus de la collecte d'informations, qui sont par la suite utilisées pour des personnalisations d'annonces promotionnelles. 

 

L'autre grand point fort, c'est que l'administration Obama elle-même envisage de recourir aux manuels scolaires numériques, toujours dans l'idée de faire économiser des ressources aux étudiants. Pour autant, cette solution a ses limites, tant législatives qu'éditoriales. (voir notre actualitté)