Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Bookish : trois éditeurs US en partenariat avec AOL

Clément Solym - 06.05.2011

Lecture numérique - Acteurs numériques - bookish - plateforme - editeurs


Décidés à renforcer le marché du livre papier et stimuler celui du livre numérique, trois éditeurs majeurs d'outre-Atlantique viennent de s'allier avec un opérateur internet pour la réalisation d'une plateforme destinée à faire découvrir... et vendre.

Derrière Bookish, il y aura donc tout un réseau, dont le partenaire majeur s'avère être AOL, qui compter proposer à ses millions d'utilisateurs des services de lecture sur un mode promotionnel. Mais le nom lui-même ne peut pas être passé inaperçu, puisqu'il s'agit de la continuité du partenariat mis en place avec Starbucks, en octobre/novembre 2010. (notre actualitté)

Il s'agissait à l'époque pour le service de café-crème-deux-sucres-merci de rentabiliser son réseau WiFi, en proposant l'accès à des contenus payants et gratuits. L'utilisateur pouvait alors farfouiller parmi des titres de HarperCollins, Penguin et d'autres.

L'union fait la farce

Ici, le réseau Bookish regroupe Hachette Book Group, Penguin Group (USA) et Simon & schuster, dans une initiative similaire. Et dans l'objectif de développer le service, mais également la marque, les différents acteurs se sont regroupés pour donner plus d'ampleur à leur programme.


La plateforme en elle-même www.bookish.com , ne sera pas lancée avant cet été - elle proposera cependant des extraits, des bandes-annonces, des livres, des inédits, bref, tout le ramdam marketing que l'on peut mettre en ligne sur le net de la toile.

Cependant, Bookish revendique une indépendance éditoriale, avec un large éventail d'auteurs et de genres, et Paulo Lemgruber, vétéran des médias outre-Atlantique, assurera et s'en assurera, en sa qualité de PDG. « Bookish profite du soutien de plusieurs acteurs importants de l'édition, ayant pignon sur rue, ainsi que d'acteurs de l'internet. Nul n'est plus familiarisé avec la multitude d'éléments qui rendent un ouvrage attrayant pour un lecteur que l'éditeur de ce livre », estime-t-il.

AOL ? Vraiment bonne pioche ?

Soupe bien vendue, et bien avalée, on le verra dès cet été. Reste que l'accord passé avec AOL permettra bien de toucher des millions d'internautes, mais que l'on ignore encore comment la plateforme elle-même valorisera le service Bookish.

D'autant plus que le résultat de la firme pour le premier trimestre est loin d'être encourageant. Avec un bénéfice de 4,7 millions $ aux États-Unis, contre 34,7 millions $ l'an passé sur la même époque, la société accuse également le coup sur ses revenus, passés de 664 millions $ à 551 millions $.

L'implication d'AOL se fera notamment au travers de sa branche AOL Huffington Post Media Group, partenaires de la plateforme, tandis qu'AOL prendra en charge la vente de publicité pour Bookish.

Mais les acteurs partenaires, impliqués dans Bookish doivent évidemment savoir ce qu'ils font... (via PaidContent)

Post-Scriptum :
Voilà le petit mot de remerciement reçu après inscription au service :
Thank you for signing up for Bookish! We're looking forward to launching this summer, offering you a chance to connect with your favorite authors and books through exciting and original editorial, unique tools and more. Until then, feel free to return to this landing page to answer weekly questions about your passion for books.

Hope you are currently enjoying some terrific reads. We can't wait to discuss them with you and introduce you to new books and authors once we launch.
Rêveur...