Brevet : Jeff Bezos vise des écrans à connexion distante, sans batterie

Nicolas Gary - 27.03.2013

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Que peut bien préparer Jeff Bezos avec le nouveau brevet dont sa société est bénéficiaire ? Tout simplement une tablette, qui n'aurait besoin ni de batterie, ni d'aucune sorte de composants. Un simple écran, avec encre électronique ou LCD, et dont tout le fonctionnement reposerait sur un système centralisant les outils.

 

 


 

 

Si le cloud computing semble être la solution de stockage favorite de l'ensemble de la planète - une forme d'infosphère qui se mettrait en place, pour concentrer les données de l'utilisateur - le directeur général d'Amazon, Jeff Bezos est en train de faire monter le niveau. Avec Gregory Hart, ce dernier a obtenu un brevet dit « d'affichage à distance », qui se connecterait à une forme d'unité centrale, offrant tout à la fois les données et l'alimentation énergétique. 

 

Cette station primaire concentrerait les outils, et les tablettes et lecteurs ebook ne seraient alors plus que des appareils-écrans, affichant simplement les données obtenues depuis le poste principal. Scandaleuse bonne idée.

 

Le brevet prévoit que des transformateurs et de grandes batteries internes permettraient la création d'appareils plus minces et plus légers encore. « La capacité de continuer à réduire le facteur ‘forme' des appareils contemporains est d'une certaine manière limitée. C'est que les devices incluent des composants comme les processeurs et des batteries qui limitent la taille minimale et le poids de ces appareils. Alors que la taille de la batterie diminue en permanence, l'autonomie ou le temps de fonctionnement de ces petites batteries est souvent insuffisant pour de nombreux utilisateurs », détaille le brevet

 

Le futur, c'est maintenant

 

Ces sortes d'écrans distants, dévoilés par le brevet sont intéressantes, car ils approchent de nouvelles utilisations des appareils sans fil. Imaginons un système de détection répondant au fait qu'une page soit tournée d'un mouvement de doigts tel ou tel. Le boîtier tactile pourrait alors détecter le moment où c'est un enfant qui effectue le geste et l'appareil central comprendrait qu'il doit interdire l'accès à des contenus inappropriés pour son jeune âge. 

 

Le transfert des données, ainsi que le décrit le brevet laisse franchement rêveur, quoiqu'il soit technologiquement inaccessible pour l'heure. Cependant, il expose une vision intéressante de ce que l'avenir peut nous réserver, en particulier pour les appareils de lecture, et plus spécifiquement pour l'encre électronique, qui ne nécessite qu'une faible puissance électrique, explique Geek Wire.

 

De même, cette solution se débarrasserait des composants de stockage - finie la mémoire interne - et la quête permanente de l'autonomie aboutirait à des produits plus économes encore. Prenons le cas d'un campus, qui disposerait d'une de ces unités centrales, à laquelle l'appareil-écran peut se relier : l'accès à l'ensemble des données serait alors immédiat, alors que la machine disposerait en permanence des stations primaires pour s'alimenter. 

 

Dans le domaine de la lecture numérique, et même des activités scolaires, le produit devient alors un peu fou - et par extension, présenterait bien les champs d'action vers lesquels se tourne la société de Bezos. Mais les possibilités sont également déclinées de diverses façons : un utilisateur connecterait des lunettes (coucou les Google glasses !) pour profiter d'informations en temps réel.

 

La demande de brevet a été déposé en septembre 2012, et acceptée la semaine passée. Comme le temps passe vite...