Byook lève 800.000 euros pour son développement commercial

Antoine Oury - 01.02.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - Byook - levée de fonds - FIP Réseau Entreprendre


L'éditeur numérique français Byook annonce une levée de fonds à hauteur de 800.000 €, pour renforcer sa capacité de production comme ses services marketing. Fondée en 2009 par Manea Castet, Jean-Louis Delmotte et Adrian Narcisi, trois associés venus du jeu vidéo ou du divertissement numérique, la maison a désormais atteint une taille et un équilibre suffisants pour voir un peu plus grand.

 

 

 

 

L'équipe de Byook rassemble désormais près d'une vingtaine de personnes, et pourrait bien accueillir encore quelques nouveaux venus pour la seconde moitié de l'année 2013 : malgré un catalogue réduit de 3 applications (Sherlock Holmes, Tara Duncan et Little fears, ce dernier étant une création originale), la société mène la barre d'une main de maître.

  

Les 100.000 lecteurs de Sherlock Holmes (1,79 €) ne s'y sont pas trompés, tout comme les 250.000 de Little fear (gratuit) : il y avait pourtant un nouveau concept à faire accepter, celui du byook, livre « incorporant images, animations et effets sonores à des textes captivants ». D'où l'offre Little fears, « une application promotionnelle pour montrer ce que l'on peut faire, sans frustrer le lecteur vu que l'histoire est complète » explique Jean-Louis Delmotte, président, cofondateur et directeur financier de Byook.

 

L'éditeur a choisi les applications comme terrain de jeu, en s'assurant de les rendre disponibles sur iPad, iPhone et tous les appareils Android : « La plupart des éditeurs axent en priorité leur plan numérique sur l'EPUB, nous y réfléchissons donc sérieusement » explique encore Delmotte. Pour l'instant, les axes de développement se centrent autour des grands classiques, revisités façon Byook, et de partenariats avec des auteurs plus connus (à l'instar de Sophie Audouin-Mamikonian, auteure de Tara Duncan). Byook souhaite désormais élargir son public, au-delà de la jeunesse.

 

Au rayon des investisseurs qui ont participé à cette levée de fonds, on trouve Generis Capital Partner, un fonds parisien qui, associé au FIB Réseau Entreprendre dont Byook fait partie, n'a eu aucune hésitation quant au soutien qu'il pouvait apporter à l'éditeur. Mais aussi Finorpac, un fonds d'investissement local qui suit la société depuis plus d'un an. Les associés fondateurs de la société en conservent un contrôle total, assure Jean-Louis Delmotte.

 

Et, pour ce faire, il faudra être polyglottes : outre la France, l'Angleterre, l'Espagne, la Chine et la Corée du Sud, où les Byook sont disponibles, l'éditeur compte s'exporter aux États-Unis, « un territoire stratégique ».