medias

Calqué sur l'iPod, le Kindle pèserait 750 millions $ en 2010

- 19.05.2008

Lecture numérique - Acteurs numériques - Kindle - Amazon - iPod


Citi Investment Research vient de faire paraître une étude menée par Mark Mahaney, qui s'appuie sur une comparaison entre les ventes d'iPod réalisées par Apple et les conséquences qu'une telle démocratisation aurait pour le Kindle d'Amazon.

On garde en mémoire les paroles de Luke Johnson, de Borders, pour qui l'Iliad ne représenterait pas la révolution que fut l'iPod.

L'hypothèse de travail est pourtant simple : pour Mark, on peut compter sur une multiplication par 125 des ventes d'ici à l'horizon 2010 et tabler sur l'achat d'un ebook mensuellement. Si pour le premier point, on reste dans la spéculation, pour le second, c'est actuellement le rythme d'achats communiqué par Amazon. Dans deux ans, le Kindle représenterait alors 3 % des revenus d'Amazon, pour grimper à 750 millions en 2010.


Cependant, le parallèle est intéressant, en ce que l'iPod et les fichiers qui lui sont affiliés fonctionnent un peu de la même manière que le Kindle qui n'accepte que les ebooks estampillés Amazon.

Si la rupture de stock qui a raisonnablement fait les gorges chaudes de la concurrence, il part cependant avec des avantages certains comme la possibilité de télécharger directement des livres. De même, son design et son ergonomie semblent faire l'unanimité. On envisage aussi une baisse de ses tarifs de 15 % par an, ce qui semble raisonnable, quoique peut-être optimiste.

Pour poursuivre la comparaison, Mark compare les 129.000 iPod vendus au cours du premier trimestre de sa diffusion aux 10.000 ou 30.000 ventes de Kindle réalisées à ce jour. Amazon compte cependant bien en écouler 120.000 pièces par mois d'ici fin 2008. Enfin, argument de poids : le prix des ebooks est à la moitié de ce que coûte un livre papier.

À voir, et à éprouver avec le temps...