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Cancérigène, mon smartphone ? Peut-être, seulement

Clément Solym - 01.06.2011

Lecture numérique - Acteurs numériques - cancer - tumeurs - telephone


Depuis le début de la journée, une information tourne en boucle, s'appuyant sur une étude récente, mais également quelques cas concrets. L'utilisation de nos mobiles est peut-être cancérigène, mais rien ne permet d'en établir la preuve formelle.

Dernièrement trois cas de cancer ont été recensés dans une école primaire des Pyrénées-Orientales, entraînant la demande de démontage des 25 antennes relais, que l'on trouve non loin. Sauf que la encore, la preuve formelle...

Pour les cancérologues de l'Organisation mondiale de la santé, les liens entre les tumeurs au cerveau et l'utilisation intensive de mobiles ne sont pas évidents. Cependant, 31 spécialistes récemment réunis au Centre international de recherche sur le cancer, ou CIRC, ont proposé que les mobiles figurent dans la liste des appareils « peut-être cancérigènes ». Mais pour l'heure, on manque de résultats concrets et de solutions pour que soient définitivement classés dans cette catégorie les appareils mobiles.

« Le CIRC a seulement évalué la possibilité de risque, et non pas la probabilité de risque en utilisation normale. L'évaluation de leurs experts sera à présent examinée par les autorités de santé publique qui détermineront son impact global », explique Michale Milligan, secrétaire général du Mobile Manufacturers Forum. Autrement dit, le groupe de lobbyistes.

Mais qu'est-ce qui serait alors vecteur de cancers ? Évidemment, la connexion sans fil, de plus en plus conçue pour opérer en dehors des frontières nationales, de plus en plus couplée avec une connectivité sinon 3G, au moins WiFi, également.

Or, ce sont bien là les connectiques minimum - pour le WiFi - des tablettes multimédias, mais également des lecteurs ebook.

À quand la cancérigènéité du Kindle ? Contacté, le CIRC nous explique le que parc d'appareil n'est probablement pas assez important encore pour que des études soient réalisées, mais que, dans l'absolu, les mêmes problématiques pourraient évidemment se poser...