Ces écrivains qui se (la) racontent sur Facebook

Clément Solym - 12.03.2009

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Quelle est l'importance des réseaux sociaux pour les auteurs ? Quelles sont leurs habitudes ? Il faut dire que ces outils facilitent grandement la communication des écrivains avec leurs lecteurs. Mais, doit-on dire écrivains ou geekrivains ? Comme le propose notre confrère Hubert Artus chez Rue 89 dans une réflexion qui place ceux-ci dans ce milieu virtuel.

Certains s'y opposent encore, et pas forcement les plus âgés, il suffira de se rappeler de la récente harangue de Beigbeder contre Facebook, d'autres sont complètement accros et espionnent les activités de leurs amis, d'autres encore n'y voient qu'un utilitaire pour être en contact avec des lecteurs, d'autres auteurs ou encore des éditeurs.

Pour la grande majorité des écrivains interrogés par Hubert Artus Facebook est un outil plus agréable et plus en adéquation avec leur activité que MySpace. Ils s'y sentent plus visibles, apprécient la facilité et la rapidité des contacts, ou encore même préfèrent simplement l'esprit « plus convivial » et « plus délirant ».

Enfin, la dernière question soulevée est celle de l'effet de ces ressauts sur l'autofiction. De l'avis général là encore Facebook va tuer l'autofiction. C'est déjà une forme en soit qui pousse à une sorte d'autofiction, où l'on peut raconter sa vie jour par jour, voir même de minute en minute, informer tout son réseau de ce que l'on fait à l'instant même où on le fait. Les écrivains estiment que cela devrait provoquer une forme de désintérêt pour l'écriture d'un livre d'autofiction.

Après tout pourquoi écrire dans un livre, ce que l'on écrit déjà à la minute sur Facebook ?