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Collusion et ebook : Macmillan soutient l'ensemble des revendeurs

Clément Solym - 20.12.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - John Sargent - éditions Macmillan - ministère de la Justice


Le groupe Penguin vient finalement d'accepter l'accord que le ministère de la Justice américain a proposé aux éditeurs et à Apple, suite à l'accusation de collusion, sur le prix des livres numériques. C'était la seconde firme à avoir refusé, dans un premier temps, ce règlement, l'autre étant Macmillan. Mais son PDG, John Sargent, assure qu'il n'est pas disposé à baisser les armes...

 

 

 

 

Dans un courrier adressé aux auteurs de sa maison, ainsi qu'aux illustrateurs et aux agents, Sargent explique que, bien que dernier sur la liste, il n'en démordra pas : le règlement présenté par le DoJ ne sera pas signé. « Depuis le début, les demandes du gouvernent n'ont jamais faibli dans toutes nos discussions », assure-t-il.

 

Dans l'accord, deux points essentiels : la fixation des prix n'aura plus lieu durant les deux prochaines années, et la clause de Nation la Plus Favorisée disparaît pour les cinq prochaines années. 

 

Une évolution qui va dans le sens d'Amazon, estime Sargent, considérant que le revendeur va abondamment utiliser cette capacité à faire des remises. Or, le règlement impliquerait que les détaillants, pour concurrencer Amazon, devront s'aligner sur les tarifs durant les deux prochaines années, au détriment de leurs propres marges. Et peu d'entre eux seront à même de survivre.

 

Et pour Macmillan, le soutien à tous les revendeurs, quels qu'ils soient, est devenu primordial. 

 

Sargent n'hésite pas à plaider l'innocence, une fois de plus : « C'est difficile d'accepter un règlement, quand vous n'avez rien fait de mal. » C'est pourtant la position qu'a défendue Hachette Books Group, assurant n'avoir commis aucune infraction, mais préférant signer l'accord du DoJ, plutôt que de prendre le risque de procédures juridiques coûteuses. 

 

Pourtant, Macmillan ne s'est pas complètement coupé de la nouvelle réalité commerciale. Plusieurs de ses contrats passés ont été annulés, et une renégociation s'est entamée, se mettant en conformité avec les exigences que le gouvernement américain avait énoncées, vis-à-vis du contrat d'agence. Finies les limitations de prix, de même que la clause de la NPLF. 

 

« Inutile de dire que nous continuons à voir le procès comme une chose inutile et destructrice », poursuit Sargent, pour qui « les frais juridiques ressemblent aux ventes unitaires pour les numéros de 50 Shades of Grey ». De quoi laisser pantois, en effet, quand on connaît les résultats de vente de la trilogie.

 

Une note de réjouissance tout de même, puisque les ventes numériques pour 2012 auraient atteint 26 % du chiffre d'affaires, explique-t-il. « Notre modèle économique autour du livre numérique a été plus apprécié dans les derniers temps, tout particulièrement au cours des dernières semaines, alors même que le nombre d'appareils de lecture est en croissance permanente. »

 

Enfin, une toute, toute petite note ajoute que, depuis que la maison Tor a supprimé les DRM de ses fichiers, aucune augmentation du piratage des livres n'a été constatée. (via The Bookseller)

 




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