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Confinement : peu d'internautes français portés sur l'offre illégale

Nicolas Gary - 15.04.2020

Lecture numérique - Usages - confinement biens culturels - internet streaming oeuvres - Hadopi étude


Après une première ébauche, l’Hadopi fournit une seconde étude — la seconde partie de fait — portant sur la consommation des biens culturels dématérialisés. Il s’agit cette fois d’interroger les usages illicites, dans le cadre du confinement. On s’en doute, les données laissent dubitatif…


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Tous secteurs confondus, les distributeurs de contenus ont opté pour des tarifs préférentiels, voire des offres de gratuité, afin de capter l’attention des confinés. Mais est-ce suffisant ? Sur les internautes de 15 ans et plus (avec 1050 répondants), l’Hadopi a enquêté les 26 et 27 mars.

Côté vidéo à la demande, 46 % des internautes auraient un abonnement payant, soit 10 points de plus qu’en 2019. De même, 17 % ont aussi un abonnement pour une offre musicale, contre 15 % l’an passé. En somme, un taux d’équipement variable. 

Or, si 78 % ont été informés des offres en cours, 30 % seulement y ont eu recours, contre 37 % chez ceux qui ont augmenté leur consommation d’offres culturelles.

Dans ce contexte, ils seraient 48 % des internautes aux pratiques condamnables à opter pour le streaming. « 34 % de ces consommateurs illicites ont recours à des convertisseurs, 23 % à des sites de téléchargement direct (direct download) et 14 % à des réseaux pair-à-pair (peer to peer). 26 % des consommateurs illicites disent avoir augmenté leur consommation légale d’au moins un bien culturel sans augmenter leur consommation illégale », note Hadopi. 
 
Par ailleurs, si 69 % indiquent n’avoir pas changé la nature de leur consommation concernant les six biens culturels étudiés (musique, films, séries, jeux vidéo, livres et presse en ligne), ces consommateurs illicites sont 5 % à déclarer avoir augmenté leur consommation d’au moins un bien culturel. 26 % auront donc augmenté leur consommation légale d’un bien, sans augmenter le volume d’œuvres illicitement acquises. 


 
Sur la 2e semaine de confinement, de mars 2020, 10 % ont tout de même un usage illicite régulier, contre 11 % occasionnel. 63 % pratiquent de manière légale – pour ce qui relève de la musique, des films, des jeux vidéo, des livres, des séries TV, des photos, des logiciels, de la presse ou des retransmissions sportives en direct.

Toute l’étude est à retrouver ici.


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