D Publishing : mort clinique d'un avorton numérique

- 04.03.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - australie - édition numérique - D Publishing


Quinze mois, c'est bien trop tôt pour voir les premiers gazouillis se transformer en premières lettres. Un peu plus d'un an après le saut dans l'édition numérique, la chaîne de librairie australienne Dymocks fait machine arrière, relate BRW. En décembre 2011, son directeur Steve Cox, lance D Publishing avec l'intention de profiter de l'aura de son réseau de magasins et sa boutique en ligne pour proposer un service de publication numérique.

 

 

A la différence de la distribution physique, D Publishing offrait un service d'auto-édition tant papier que numérique avec l'opportunité pour les particuliers contre paiement. Une prestation d'édition somme toute classique, si ce n'est que le client pouvait compter sur Dymlocks pour rendre les textes disponibles sur Google eBooks et sur son imposant catalogue en ligne. Comme pour d'autres modèles du genre Dymocks proposait en rayonnage les ouvrages les plus prometteurs.

 

Si à l'origine le challenge est innovant pour ce service, les investissements à consentir sont trop importants pour passer à la publication numérique. Une « Décision difficile », mais inenvisageable face au « cœur de cible ». Cox fait le bilan : « Nous avons appris beaucoup sur le marché et ses acheteurs. Mais malheureusement, les contraintes [en termes] de business model et de plateforme ont fait que cette vision n'a pas pu être atteinte».

 

Facturation brutale

 

Derrière les contritions se cache pourtant la réalité des chiffres. De très gros chiffres mêmes. En comparaison avec Amazon, Dymlocks proposait deux offres au coût plus que conséquent. Pour une numérisation en fichier epub, sans impression à la demande, le client devait débourser 399$. Une petite somme grimpant à 699$ avec le tirage papier supplémentaire.

 

L'arrêt du service mettra un terme à d'autres services allant un peu plus dans le sens d'une alternative onéreuse à l'édition classique. Seuls les droits d'auteurs pouvaient permettre de faire boire la potion amère. Avec des options de base chères quand Amazon s'axe sur la facturation de services avancés, les 80% reversés à l'auteur pour chaque exemplaire figuraient comme une compensation bien légitime.

 

Responsable de D Publishing, Micheal Allara tentait d'expliquer les coûts de production : « La production de livres est vraiment difficile et complexe. Le premier venu ne sera pas conscient de toutes les complexités pour composer un livre. » Inconscient mais pas idiot, les candidats à la publications auront passé leur chemin. Le rapport du décès sera constaté définitivement le 25 mars.

 

 

 




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