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Depuis le confinement, les ventes de liseuses se sont envolées en France

Nicolas Gary - 30.05.2020

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EXCLUSIF – Au terme de deux mois de réclusion à domicile, après avoir entendu rabâcher que le livre n’était pas un bien indispensable, l’avis des lecteurs diffère. Selon les informations recueillies par ActuaLitté, la vente de liseuses a connu une formidable embellie, et le taux d’équipement durant la période s’est considérablement accru.

Kobo Aura One
 

Si Amazon ne donne pas de chiffres, jamais, tant pis. Les autres acteurs en France l’affirment désormais, la lecture numérique a amplement profité du confinement. À plusieurs reprises, quelques communications ont indiqué, ces dernières semaines, que l’ebook n’était pas le grand oublié, tant s’en faut. 

Et les liseuses, par ruissellement, ont réalisé des ventes jusqu’à lors inédites.
 

Jusqu'à + 130 % de ventes


Fabian Gumucio, directeur du marketing pour Kobo Europe ne boude pas son plaisir : « Les ventes de contenus ont explosé en effet et cela a eu un effet collatéral sur les liseuses. Sur certaines semaines d’avril, les résultats ont doublé par rapport à l’an dernier à la Fnac, jusqu’à 130 %. »
 
Côté Bookeen, Michael Dahan, président et fondateur, assure également de ventes excellentes, via le seul canal ecommerce. Les deux modèles de lecteurs book phare, Diva et Muse, ont « rapidement été en rupture de stock ».

L’événement déclencheur, ce fut ce 21 mars, quand une info devenue virale a pointé les quelque 500 ebooks gratuits disponibles sur Fnac. Deux jours plus tôt, la même information, cette fois sur 5000 ebooks (extraits et ouvrages du domaine public) avait agité la toile, et entraînait les lecteurs vers les sites de Furet du Nord et Decitre. 

« Nous avons enregistré quelques centaines de milliers de nouveaux clients », reprend Fabian Gumucio, avec « plusieurs millions de téléchargements gratuits », depuis le site Fnac.com.

Et un effet immédiat sur les liseuses, « avec un pic le 10 avril ». Grande plébiscitée, la dernière venue des liseuses Kobo : la Forma. « Cela a prouvé que quand les gens achètent pour eux, ils savent se faire plaisir pour leur confort de lecture. »
 

Sur internet, comme en librairie


Pour Christophe Desbonnet, directeur général adjoint de Furet du nord/Decitre, l’impact confidemment fut identique. « Nos ventes ont été multipliées par trois, tant en magasin que sur nos sites internet », explique-t-il à ActuaLitté. Les deux plateformes enregistrent une croissance de 696 % des ventes de liseuses depuis le 15 mars.
 
Les deux modèles les plus achetés restent la Vivlio Inkpad 3 et la Touch HD. Or, depuis la réouverture des librairies Decitre, la tendance se prolonge : « Nous enregistrons une croissance de 194 % depuis le 11 mai. »

Côté Furet, avec deux librairies encore non ouvertes — et traditionnellement bonnes vendeuses pour ce qui touche à la lecture numérique —, les ventes sont encore sur une hausse de trois fois les volumes, en comparaison de 2019. « La réactivité de notre fournisseur, Vivlio, a été essentielle pour la gestion de stock », conclut-il.

Bien entendu, les volumes de ventes ne seront pas communiqués — nous aurons essayé —, mais avec ces résultats, difficile d’imaginer que la firme américaine n’ait pas surfé sur la même vague.

La question de l’équipement, cruciale dans le développement de la lecture numérique, pourrait avoir franchi un cap. 


photo ActuaLitté, CC BY SA 2.0


Commentaires
Liseuse livre, il n'y a pas à être pour ou contre. Chacun a ses défauts et inconvénients. Avantage du livre la qualité d'écriture, possibilité de le prêter à un ami ou bien le revendre. Inconvénients lourd et encombrant surtout lorsqu'on voyage avec un sac dos. La liseuse ( pas les tablettes numériques) offre presque la même qualité de lecture qu'un livre, seul le contraste est peu moins élevé, pour le reste, que des avantages. Possibilité d'emporter des centaines de livre pour un poids et une taille inférieurs à celui d'un livre papier. Possibilité de changer la taille des caractères, lorsque comme moi on a une mauvaise vue. Accès au dictionnaire par un simple clic. Plus de feuilles qui tournent avec le vent, de sable qui se glisse dans la reliure.... La liste serait encore longue. Mais un inconvénient et non des moindres impossible de passer le livre à ami. Ce qui entraîne, souvent hélas, le piratage des livres. Bref, j'étais de ceux qui disaient " jamais ne me passerai du livre papier", aujourd'hui lorsque qu'on m'offre un livre papier je m'empresse de la charger sur ma liseuse. Comme disait Pierre DAC " Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je l'ai toujours dit" wink
Je me suis décidé à essayer une liseuse... J'avoue avoir été séduit : sans remplacer le papier, elle le complète.

Le côté négatif en revanche est la mauvaise qualité des e-pub. Beaucoup sont de mauvaises factures, avec des retours à la ligne (le paragraphe

manquant) absent (ce qui fait qu'un début de paragraphe peut s'enchaîner après une réplique de dialogue par exemple !), des notes renvoyées en fin de chapitre illisible sur l'instant, etc.

Et ceci n'a rien à voir avec le fait d'en payer ou de lire des classiques gratuits : les gratuits seraient d'ailleurs statistiquement de meilleur qualité.

Bref, un manque de qualité professionnelle affligeant qui montre le dédain de certains envers ce format. Quand on connaît le prix de vente, on a de quoi être scandalisé.

En réponse à jpi66, je comprends vos arguments.

Mais vous pensez «livres à emporter en voyage» -on peut en emporter des centaines en vacances...autant éviter les vacances alors, on lit et on n'a plus de temps pour autre chose ! Je plaisante ! -mais moi en vacances, je préfère profiter de l'endroit où je me trouve et des personnes présentes.

Donc je préfère le livre papier que je lis,comme les périodiques papier et journaux,chez moi et en bibliothèques...quand les services habituels seront disponibles !

Il faut donc savoir de quoi on parle.

CHRISTIAN NAUWELAERS
Réponse à Monsieur Beaufreton:«Comparaison n'est pas raison».

Celle avec les livres de poche est hors sujet puisqu'ici il est question de supports de lecture différents.

Sous-entendre que les amoureux du papier auraient une mentalité de caste contre la démocratisation de la culture comme autrefois les (rares !) détracteurs du livre de poche est absurde.

Je suis pour la démocratisation au maximum de la culture tout en préférant le papier...qui, figurez-vous,n'exclut en rien la curiosité intellectuelle, la passion de s'informer et le goût de la découverte !

J'arpente également le web mais au risque de vous décevoir, j'y trouve également beaucoup de médiocrité, voire d'insignifiance et de bêtise.

Le côté auberge espagnole,en vrac, entraîne fatalement cela.

J'essaie néanmoins -pas psychorigide - d'y repérer des choses intéressantes et y parviens tout de même.

Quoi qu'il en soit, on a le droit de vivre selon ses goûts et tropismes au-delà des modes et des pressions.

On ne passera pas sa vie à suivre des injonctions supposées tous azimuts tout de même...

Le coronavirus porte peut-être un coup au papier mais il est là pour survivre.

J'ajoute un élément important: les beaux-livres,les beaux objets sont évidemment irréductibles à des liseuses.

Ce sont des fleurons remarquables de l'édition papier sans substitut numérique possible.

Il se fait que moi je les apprécie également.

La première nécessité selon moi,et on en sera d'accord pour conclure positivement: lire,et du bon !

Qu'importe le flacon...

CHRISTIAN NAUWELAERS
Je confirme le reconditionnement des liseuses Bookeen que je n'achète plus et avec ma famille, j'en ait déjà acheté 5 depuis... toutes d'une autre marque.

Lorsque je l'ai achetée neuve en magazin emballage cellé, la batterie n'avait plus qu'une barre et des livres achetés par le client précédent était dedans.

Ca laisse un goût amer, je l'ai réinitialisée et oubliée dans un coin au profit de ma vieille kindle qui finalement fonctionne toujours...

Ce post finalement me rappel que je devrait mieux la jeter, ça me libèrerait l'esprit :D.
Si cela peut valoir confirmation, même un micro-auteur comme votre serviteur a vu les ventes de ses ebook augmenter de façon non négligeable pendant le confinement.



C'en est au point où se pose la question de savoir si, pour un auteur "hybride" ou autoédité ("vade rétro, Satanas !") il est encore pertinent, ego mis à part, d'en passer par l'édition papier, de stocker quelques livre en avançant les fonds, de courir les librairies, les salons et les dédicaces pour quelques ventes (qui ne rembourserons pas les frais) alors que la version numérique, bien moins chère en plus, et qui rapporte davantage, nous dispense de ces activités couteuses en temps et en argent.
En réponse à Roger Raynal.

J'ai une liseuse mais elle ne me dispense pas de la lecture papier dont je ne peux me passer. C'est un complément et elle me permet surtout de gagner de la place car je lis environ 150 livres par an que j'aime conserver ,et je ne peux pas pousser les murs de ma maison.Elle est donc pratique mais ça s 'arrête-là.

Je suis assez offusquée de lire dans votre commentaire qu'en tant qu'"auteur" (avec toutes les réserves que cela pose parce que bon, soyons honnêtes, un auteur auto-édité est un auteur qui s'est souvent vu refuser ses manuscrits/tapuscrits) vous vous posez la question du bien fondé des salons parce que vous n'y faites pas le nombre de ventes que vous souhaiteriez. Un salon est avant tout un lieu de rencontre avec les lecteurs pour lesquels vous devriez avoir le plus grand respect et non un casino où vous viendriez pour gagner le jackpot.Si vous vouliez faire fortune, il ne fallait pas prétendre devenir auteur ou alors il fallait écrire des best-seller, qui sont certes souvent de la "daube" mais qui ont au moins le mérite de se vendre en grand nombre. Le peu de considération que vous avez de vos lecteurs déshonore les livres,et la littérature en général.
Quelques éléments de réponse:

1) je suis un auteur "hybride", c'est a dire édité parfois, et parfois je choisis et préfère l'auto-édition (essentiellement pour sa rapidité)



2) La réalité des salons pour les petits auteurs, c'est que ce sont les auteurs qui s'y retrouvent et s'achètent mutuellement leurs livres.



3) Il ne s'agit pas de faire fortune, mais de ne pas perdre d'argent. Un micro-auteur qui veux passer apr le papier a toujours quelques frais (ne serais-ce que pour les livres papier qu'il va commander pour son "stock") et doit aussi compter avec ses déplacements. Le tout pour c-vendre quatre exemplaires sur lesquels le salon prendre 30 % et qui lui rapporteront bien souvent moins d'un euro chacun. Telle est la réalité. Avoir une version papier est donc bel et bien une question qu'il faut se poser, sachant que les micro-auteurs (libre à vous de penser qu'ils le sont à cause de leur micro-talent) n'ont quasiment pas accès aux librairies (hors quelques dédicaces au plus près de chez eux, histoire là aussi de limiter les frais).



4) j'avoue que votre passage sur la considération pour les lecteurs me plonge dans un abîme de perplexité. Sa logique doit être au delà de mes faibles moyens intellectuels.
Les difficultés dont vous faites part sont hélas connues et injustes, je ne le nie pas.

Mais lorsqu'on explique comme vous l'avez écrit qu'il faudrait peut-être remettre en cause de, je cite, " courir les librairies, les salons et les dédicaces pour quelques ventes (qui ne rembourserons pas les frais) alors que la version numérique, bien moins chère en plus, et qui rapporte davantage, nous dispense de ces activités couteuses en temps et en argent", c'est effectivement mépriser le lecteur qui est tout juste bon selon cette vision des choses à payer pour une version numérique mais pas suffisamment important pour vous rencontrer.
mad Les retours chez Bookeen en cas de défectuosité (ou non la pratique est courante sur internet) sont lamentables. Peu aimables et.. usant ! J'ai fais une croix sur cette marque française, dommage..
En réponse à Roger Raynal: je lis parfois des livres numériques...mais en préparation pour corrections !

Du boulot spécialisé quoi.



(Ce qu'on appelle bizarrement «relecture» puisqu'il s'agit d'une première lecture attentive,éventuellement suivie d'une autre !)

Mais il ne faut pas traiter par-dessus la jambe les nombreux lecteurs qui préfèreront toujours les livres papier !

Aucun virus n'y changera quoi que ce soit.

N'oublions pas la lumière bleue nocive pour les yeux si on passe tout son temps sur des écrans,cela compte également.

Je suis trop attaché avec passion au livre papier pour passer à la liseuse.

Ce n'est pas le cas de tout le monde,je sais.

Mais je ne cautionne ni ne soutiens le remplacement du papier par l'écran.

Rien à faire, beaucoup plus de plaisir avec une lecture sur papier pour de longs formats en tout cas.

Pour les «millenials», c'est souvent le contraire.

CHRISTIAN NAUWELAERS
Grande lectrice depuis longtemps, je suis passée au numérique sans regret ou presque ( l'utilisation des drm est une aberration a mon avis). Pour le reste gain de place, liberté quand je me déplace, côté pratique des dictionnaires. J'ai même pu découvrir des pépites auto-editer avec des prix modérée, risques a faible coût. Il en faut pour tous les goûts, je crois que le numérique a sa place comme le papier, et le diaboliser ne fera pas avancer le débat.
En ce qui concerne le côté pratique des dicos, je tempérerai votre jugement : sur ma liseuse (Kobo, dico Robert), le niveau du dico est affligeant (pour lire un Jules Vernes par exemple) et le meilleur dico est alors le... wiktionnaire.

On se demande l'intérêt d'intégrer un dico aussi pauvre !
@NAUWELAERS

J'ai posé la question der écrans à mon ophtalmologiste : ils ne sont pas nocif pour les yeux. La lumière bleue a un effet neurologique et trompe le cerveau pour lui faire croire que vous êtes en plein jour donc elle ne pose que des problèmes pour s'endormir. Il y a aussi un effet de fatigue quand on fixe un objet sur longue durée et les yeux ont ensuite du retard quand il s'agit de changer de pronfondeur de champs, ce qui peut être à l'origine d'accidents de voiture au retour du bureau, mais si ça marche sur un écran d'ordinateur, ça marche aussi sur un livre, non ?

Bref ne me croyez pas sur parole; faites comme moi et demandez l'avis de votre ophtalmologiste.

Cela fait plus d'une décénie que je lis des ebooks autoédités-publiés. Si je m'étais cantonné au papier, j'aurais manqué d'incroyables histoires.

Les livres papiers que j'achète aujourd'hui sont ceux qui sont dédicacés.
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