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Des avantages de l'autoédition aux Etats-Unis

Clément Solym - 07.05.2011

Lecture numérique - Acteurs numériques - autoédition - ecrire - vivre


Aux États-Unis, les écrivains indépendants ont manifestement su tirer profit des avantages procurés par l'autoédition. Bien plus en tout cas que sous nos latitudes, pourrait-on croire. Et une fois encore, c'est l'essor du livre numérique qui est à l'origine de toutes ces aventures.

L'écrivain américain Everett Powers a publié The Mighty T, un roman policier avec pour héros principal le détective Grant Starr. Il le vend 6,89 dollars sur Amazon.com et 3,99 dollars sur Smashwords, à la devise évocatrice : « Votre livre numérique, c'est votre chemin. »

L'écrivain a provisoirement retiré des canaux de distribution son premier roman, Canals, afin de le modifier en profondeur. Il ne l'aurait pas pu s'il s'était adressé à un éditeur américain, car le « copyright » ne comprend pas le droit de repentir.


Beaucoup déplorent le manque de communication avec leurs éditeurs et publient leurs livres eux-mêmes, pour élaborer la mise en forme et gérer la commercialisation à leur gré. Par exemple, Jessica Vander Salm et son frère Jamie ont écrit des histoires autour des muffins et ont demandé à Ana Banamya de les illustrer.

Le conte est vendu 2,99 dollars avec une application iPad. Les enfants ont la possibilité de lire le texte et de l'écouter sur un fonds musical. L'écrivain fait de la publicité sur la Toile, mais elle présente aussi ses livres numériques aux clients qui achètent ses petits pains ronds.

Toutefois, certains cherchent à se faire remarquer par des éditeurs, dans les salons notamment. Michael Wood vend son roman policier Cats in the Mouse House: A Nicholas Drake Novel 4,95 dollars sur Smashwords et 4,99 dollars sur i-Tunes. Il a appris à faire des séances de dédicaces, à Cape, mais il trouve cela difficile.

Cela prend du temps sur son travail d'écriture et la rémunération n'est pas substantielle : « Je ne gagne pas assez d'argent pour vivre, mais suffisamment pour aller dîner en ville de temps en temps (...) Je voudrais intéresser un éditeur traditionnel. » (via GoodeReader)