Des commentaires plagiés sur Priceminister ? L'appât du gain

Nicolas Gary - 17.01.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - priceminister - commentaires frauduleux - plagiat


La semaine passée, nous découvrions que les colonnes du site de vente Priceminister regorgeaient de multiples chroniques de livres, clairement empruntées au réseau social, Babelio. Une simple recherche démontrait la chose, dont la responsabilité est tout à la fois à chercher dans les politiques commerciales desdits sites marchands. Poster des avis, ou l'appât du gain...

 

Il aura fallu plus de trois semaines, finalement, pour que le cybermarchand réagisse à ce que le réseau social lui avait signalé. Et voici la réponse officielle qui nous a été faite : 

 

Les équipes de PriceMinister ont pris les abus visés dans votre article très au sérieux. Nous avons été amenés à effectuer plusieurs vérifications et rechercher les éléments concrets permettant de vérifier la reproduction servile d'avis sur notre plate-forme. Il s'est avéré que vos soupçons étaient fondés et que cet individu avait plagié un grand nombre d'avis issus d'autres sites. Aujourd'hui, plus aucun de ses avis n'apparaît sur PriceMinister.com et cette personne n'est plus en mesure d'en déposer de nouveaux.

Nous attirons votre attention sur le fait que la totalité des avis affichés sur PriceMinister.com sont rédigés par la communauté de ses membres et ne sont aucunement commandités par PriceMinister. Nos équipes n'interviennent que pour en modérer le contenu sur lequel elles pourraient être alertées, notamment à la demande de la communauté suite à un « signalement d'abus ». Nous vérifions alors systématiquement l'avis rédigé. 

PriceMinister ne cautionne pas le plagiat, ne l'encourage pas et ce d'autant qu'il lui est dommageable. Nous prendrons les mesures nécessaires à l'encontre des auteurs qui tenteraient de copier ou falsifier des avis.

 

La chose est intéressante, et après enquête interne, Priceminister assure surtout n'être pour rien dans cette histoire : un internaute a décidé de publier des commentaires pour accroître sa réputation sur le site. Et surtout, se faire gentiment appâter :

 

 

 

 

Cette indication en dit long sur ce qui peut motiver alors les internautes à publier des commentaires, quitte à aller chercher ceux d'autres lecteurs, pour flirter avec les 500 € de prime promis. Du côté de Babelio, on déplore surtout le manque de communication avec Priceminister, et le silence radio sauf quand la vindicte sort sur Twitter.

 

 

 

 

 

D'autre part, Priceminister tient à mettre les points sur les «i» : la société ne publie pas les commentaires par elle-même, mais surtout, elle déplore cette pratique du copier-coller. « Nous luttons contre cette pratique et nous mettrons tout en œuvre pour l'en empêcher, comme vous avez pu le constater avec le cas qui nous concerne, quel que soit le temps que le traitement puisse prendre à chaque fois. Nous en sommes également les victimes, car les moteurs de recherches peuvent nous considérer comme « copieurs » et ainsi nous pénaliser en termes de référencement, ce que nous ne souhaitons évidemment pas. »

 

Sauf que devant la force des moteurs, l'appât du gain semble plus moteur encore.