Des livres sur microfilm avec projection murale en 1959

Clément Solym - 03.08.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - bibliothèque - livres - futur


Les écrivains de science-fiction ou d'anticipation sont généralement de bons visionnaires et ont la faculté d'imaginer avec parfois beaucoup d'exactitude ce que sera notre quotidien dans le futur.

En 1959, Le Chicago Tribune proposait tous les dimanches une petite rubrique intitulée « ...closer than we think ! » (que l'on pourrait traduire par « ... plus proche que ce que nous croyons ! »). Il était question au moyen d'un court texte et d'une petite illustration de se plonger dans les innovations qui devraient arriver dans un futur proche.


Le dimanche 1er février 1959, M. Radebaugh imaginait l'évolution de la télévision et des livres. Dans le texte associé à l'illustration ci-dessus, il explique qu'il sera possible d'enregistrer un programme (images et sons à la fois) de la télévision quand on sera absent de la maison ou même quand on sera en train de le garder.

Ce programme serait enregistré sur une cassette et pourrait être revu n'importe quand. Les couleurs et même des images en 3D pourraient être restituées par ces cassettes. Hormis la 3D, mais ça ne saurait tarder, Radebaugh avait vu plutôt juste.

En ce qui concerne les livres ça n'est pas tout à fait ça même si on peut dire qu'il y avait de l'idée. Selon Radebaugh, les livres pourraient être sauvegardés sur des microfilms et être projetés en gros caractères sur le plafond ou sur un mur. Un enregistrement vocal du texte pourrait renforcer son impact pour les étudiants notamment.

Il faut savoir que si les ordinateurs existaient déjà en 1959, ils étaient loin de ressembler à ce que l'on connaît. Et les ordinateurs personnels n'étaient pas encore envisageables, le premier microprocesseur étant inventé en 1971.