Des services presse sécurisés contre le piratage avec NetGalley

Camille Cornu - 14.12.2015

Lecture numérique - Usages - NetGalley service presse - DRM livre numérique - protection piratage


NetGalley permet aux éditeurs de partager leurs services presse auprès de tout un réseau de lecteurs professionnels et d'interagir avec eux. Les éditeurs qui y ont souscrit pourront désormais choisir d'utiliser une protection pour leurs fichiers : une façon pour NetGalley de réduire les inquiétudes de ses clients, les éditeurs, tout en gardant une position neutre sur les débats concernant les DRM en proposant une DRM sociale, qui ne limite pas les partages de fichiers, mais responsabilise son propriétaire.

 

 

 

Contrairement au DRM « dur », le DRM social, aussi appelé « tatouage numérique », n'est qu'une trace que gardera le fichier. Les informations du premier propriétaire (son nom, mais dans certain cas son numéro de carte bancaire, etc.) seront conservées par le fichier, ce qui pourrait dissuader certains de proposer ces fichiers sur des plateformes de téléchargement illégal. Et le DRM social exclut le gros inconvénient des DRM : l'impossibilité de partager le fichier, ou même de le transférer sur différents supports de lecture... 

 

NetGalley annonce la mise en place d'un DRM social : « Nous avons toujours cherché à offrir au lecteur la meilleure expérience de lecture qui soit, tout en garantissant à l'éditeur la protection et la traçabilité de ses contenus. Nous sommes donc heureux de proposer désormais un panel d'options large, flexible et cohérent avec la politique numérique propre à chaque éditeur », a souligné Susan Ruszala, présidente de NetGalley.

 

Aucun surcoût ne sera facturé pour les éditeurs ayant choisi l'option DRM, NetGalley absorbant le prix dans la tarification générale du service, qui est payant pour les éditeurs et gratuit pour les lecteurs. L'éditeur maintient dans tous les cas le contrôle de sa diffusion, la visibilité de ses fichiers et le suivi des accès. Comme pour les autres outils de protection proposés par NetGalley, l'éditeur sera responsable des avertissements et des actions en justice liées à toute pratique frauduleuse ou illégale. 

 

Ces DRM relèveront d'un système créé et mis en place par Firebrand, société mère de NetGalley, via leur service cloud. Le président de Firebrand, Doug Lessing, concluait ainsi la présentation du nouveau service : « Sur le plan international, nous constatons une demande de plus en plus forte en faveur d'alternatives à la DRM telle que nous la connaissons. Notre objectif était de favoriser ces alternatives et de proposer à nos éditeurs une solution fiable via NetGalley et globalement, via l'ensemble de nos services sur le marché du livre ».

 

Pour l'instant, alors que les DRM sont toujours au cœur de débats dans le monde du livre, ce type de DRM pourrait sembler être un juste milieu. Mais le service de NetGalley, déjà gratuit pour les lecteurs et réservé aux professionnels, permettait surtout aux éditeurs d'utiliser le numérique pour réduire leurs frais de service presse.

 

Si au moins les services presses papier n'étaient plus revendus immédiatement après leur réception, il semblerait que le numérique n'aide pas tellement les éditeurs à faire confiance aux journalistes... Si ces derniers n'ont pourtant pas grand-chose à gagner à mettre les fichiers en ligne, c'est peut-être davantage sur la revente de livres numériques qu'il faudra bientôt se concentrer.