Du ménage à faire dans les recommandations de lectures d'Amazon

Julien Helmlinger - 31.10.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - Amazon - Recommandations - Découverte de livres


À l'ère du numérique, les consommateurs usagers de plateformes d'e-commerce se trouvent noyés de suggestions sensées être en lien avec leurs précédents achats.  L'internaute en est assailli que ce soit par le biais des affichages sur les sites web ou encore via sa boîte mail personnelle. Certains lecteurs se demandent désormais si les recommandations de lecture d'Amazon n'auraient pas besoin d'être mieux ciblées. Parfois hors de propos ou carrément mal venues, le blogueur du Gardian Tim Maby estime qu'il peut très bien s'en passer et il n'est probablement pas le seul.

 

 

 

 

 

Quand on procède à un achat sur une plateforme de libraire en ligne, on est susceptible de recevoir toutes sortes de recommandations de lectures qui devraient nous intéresser. Devraient, car tel ne serait finalement que trop rarement le cas, probablement en raison d'un manque de pertinence dans le tri des livres suggérés. De même sur les réseaux sociaux, on se souvient notamment du lecteur de Philip Kerr auquel l'algorithme de Facebook recommandait la lecture du Mein Kampf par Adolf Hitler...

 

En réalité sous la catégorisation « livres similaires » on retrouverait finalement à manger et à boire. Par exemple si l'algorithme met en relation toutes les oeuvres de non-fiction, en raison de la variété des sujets explorés, rien ne dit que l'affinité du lecteur ne coïncide entre deux titres évoquant des sujets qui n'ont rien en commun.

 

L'algorithme passant outre l'attrait purement émotionnel que peut attiser les auteurs, ouvrages ou autres sujets traités par les bouquins, il a de fortes chances de passer à côté de ce qui a réellement poussé un client à faire une précédente acquisition. Le système de recommandations serait finalement moins adapté au monde du livre qu'à celui de la musique, second environnement où les mélomanes avertis auraient tendance à élargir davantage leurs recherches.

 

(via TheGuardian)