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eBibliothèque d'Amazon : quels bénéfices pour auteurs et éditeurs ?

- 07.11.2011

Lecture numérique - Acteurs numériques - amazon - ebook - bibliothèque


Amazon a lancé jeudi dernier aux États-Unis une bibliothèque de livres numériques disponible sur son site Internet, permettant de télécharger des titres sur Kindle, sous forme d'emprunt, dans un temps limité et sans payer aucun frais.  


 

Première du genre, l'ebibliothèque du géant Américain possède des milliers de titres, dont une centaine listés comme best-seller au pays de l'Oncle Sam. Pour en bénéficier, il faut posséder un compte Amazon Premium à 79 $ l'année. Il y a également quelques restrictions : il n'est possible d'emprunter qu'un seul livre à la fois, et pas plus d'un par mois.

 

De plus, la possibilité d'emprunter un nouveau livre ne se fait qu'après restitution du précédent emprunt. Pour les lire, le Kindle est indispensable, alors que les smartphones et  les tablettes pourvus d'une application de lecture Kindle sont exclus.

 

Dans un communiqué, Amazon a annoncé qu'une somme forfaitaire serait reversée aux éditeurs concernés pour chaque titre empruntable. « Nous nous attendons à trois résultats immédiats: les possesseurs de Kindle liront encore plus, les revenus des éditeurs vont croître, et les auteurs vont obtenir plus de chèques pour leurs droits d'auteur», a expliqué Russ Grandinetti, vice-président des contenus Kindle.

 

Le géant a par ailleurs expliqué que la bibliothèque numérique permettra aux éditeurs et aux auteurs de posséder une meilleure visibilité sur les habitudes et les souhaits des lecteurs.

 

Cependant, le lancement a révélé une très mauvaise surprise pour les éditeurs : certains de leurs ouvrages se trouvent dans la bibliothèque numérique d'Amazon, informe Publishers Marketplace dans sa newsletter de jeudi dernier :

 

« Comme l'ont constaté avec exaspération des éditeurs et des agents aujourd'hui, un certain nombre de titres (…) font partie de ce nouveau projet sans le consentement ou la participation affirmative des maisons d'édition et des détenteurs de droits. »

 

Et, parmi ces maisons, les six grandes maisons d'édition principales américaines ont refusé massivement de prendre part à ce projet (notre actualitté).

 

Les titres concernés ont en réalité été acheté en gros par Amazon, qui peut ensuite le revendre au prix qu'il souhaite, voire le donner gratuitement, alors que les éditeurs continuent d'obtenir un prix d'achat fixe.

 

Amazon n'a toujours pas réagit face aux plaintes des maisons d'édition...