Ebook : Aucun impact constaté du piratage assure l'éditeur Springer

Nicolas Gary - 21.08.2013

Lecture numérique - Législation - piratage d'ebooks - Springer - contrefaçon


Dans la lignée de l'éditeur de science-fiction Tor, qui avait supprimé les DRM de son catalogue, sans constater d'augmentation manifeste du piratage, l'éditeur Springer vient de s'adresser à ses auteurs. Selon les chiffres analysés, la contrefaçon n'aurait pas eu d'effets néfastes sur son activité, pas plus que le partage en Peer-2-Peer. Et de rappeler son engagement malgré tout dans la défense des droits des auteurs.

 

 

Pirate books

 

 

Évidemment, la demande augmente outre-Atlantique en matière de livres au format numérique, et l'industrie fait par conséquent face à la contrefaçon en ligne. Avec un catalogue de 10.000 titres en format ebook, Springer fait comme tout le monde : il donne la chasse aux pirates. Tous les sites qui contiennent des liens illégaux de téléchargements pointant vers ses livres sont contactés pour qu'ils suppriment lesdits liens. 

 

Or, si les mesures sont prises pour faire disparaître les liens coupables, la maison n'a pour le moment observé aucune incidence directe : « Même si nous n'avons pas encore perçu les effets néfastes du piratage d'ebooks et du partage de fichiers dans notre catalogue ebook, ces points sont tout de même considérés comme des sujets sérieux. » 

 

Et d'ajouter que les sites contenant des liens torrent, comme d'autres formes de partage « présentent rarement une menace pour le contenu ebook ». Même s'il était le troisième éditeur allemand en 2012, derrière Random House et Hotlzbrinck, Springer est classé 18e au niveau mondial. Ses déclarations sont donc particulièrement intéressantes - mais une nuance s'impose : Springer verse dans l'édition médicale et scientifique. Ce secteur est-il plus à risque que la littérature ? Difficile à dire.

 

Sites supprimés et auteurs alertés

 

D'un autre côté, l'éditeur affirme être pro-actif dans sa lutte contre le piratage, ciblant particulièrement les sites de téléchargements et commerciaux qui vendent illégalement leurs ouvrages. Durant l'été, plusieurs sites contrefacteurs auraient été fermés, promet-il, sans citer de nom. 

 

Mensuellement, les auteurs concernés envoient des notifications pour plus d'une centaine de copies illégales, mais la moitié d'entre elles concerne du spam, et non des contenus illicites. De nombreux auteurs ne feraient pas la différence, et l'éditeur leur recommande d'ignorer les messages intempestifs. Recevoir un message promettant un « téléchargement immédiat », n'implique pas nécessairement que l'on retrouvera des copies contrefaites sur le site. 

 

Enfin, Springer n'a pas dans ses priorités le P2P, mais prend soin de mettre en garde ses auteurs contre le téléchargement, et l'upoload, de leurs propres livres. Installer un client BitTorrent pour récupérer ses livres peut impliquer des problèmes avec la justice, quand bien même cela permet de prouver qu'il existe une offre pirate. Préconisation : ne pas utiliser ni installer ce type de logiciel. De même, que les auteurs ne partagent pas leurs fichiers numériques sur ces réseaux, pour ne pas encourager le piratage.

 

L'exemple de Paulo Coelho, pour qui le piratage a largement augmenté ses ventes n'est donc pas à citer à titre de référence...

 

via Torrent Freak 

 

 

  Anti Piracy+Information+for+Authors August2013