Ebook : Tim Cook défendra Apple contre le ministère de la Justice

Clément Solym - 29.05.2013

Lecture numérique - Législation - Tim Cook - Apple - entente


Alors qu'en juin, Apple saura à quelle sauce le Ministère de la Justice américaine compte manger la firme, son actuel PDG, Tim Cook, est intervenu hier, à l'occasion d'une conférence, pour réaffirmer sa position. Sa compagnie n'a aucune intention de signer l'accord du DoJ - et n'en a jamais eu.

 

 

 

 

« Nous n'allons pas signer quelque chose qui dit que nous avons fait quelque chose que nous n'avons pas fait, aussi allons-nous nous battre », a lâché Cook. Plus clairement, le DoJ a récemment assuré que la firme serait confondue prochainement, et qu'il disposait de la preuve qu'une entente avec les éditeurs s'est établie pour fixer le prix de vente des livres numériques. 

 

Alors que Cook sera appelé à témoigner, en lieu et place de Steve Jobs, qui avait négocié avec les groupes d'édition, peu avant le lancement de l'iPad, pour assurer la commercialisation d'ebooks sur l'IBookstore. 

 

À compter du 2 juin, démarrera alors un étrange procès : Apple sera seul à la barre, alors que les différents éditeurs mis en accusation se sont tous désistés au fur et à mesure. Chacun a préféré signer un accord avec le DoJ, plutôt que de prendre le risque d'un procès coûteux.

 

L'un des enjeux de ce procès, et des propos de Cook, qui se veulent rassurants, c'est le devenir de la firme. Une procédure juridique de ce genre ne va pas sans inquiéter les investisseurs, et les actionnaires - et pourrait avoir pour désagréable conséquence, de faire chuter la valeur de l'action d'Apple. 

 

La plainte déposée par le DoJ pour violation des lois antitrust, a démarré en avril 2012, et Apple a toujours assuré de son innocence, avec les cinq autres éditeurs, HarperCollins, Simon & Schuster, Penguin, Macmillan et Hachette Book Group. Ces derniers n'ont pas non plus accepté de reconnaître leur culpabilité, mais pour s'épargner des frais de procédure, ont préféré signer l'accord que le DoJ leur mettait sous le nez. 

 

Cook, durant son intervention, devait donc maintenir la ligne de conduite soutenue depuis avril 2012, et assurer que la firme n'avait pas pris part à des actes répréhensibles. Donc, qu'aucune entente n'avait été décidée entre Apple et les éditeurs. 

 

Pour sa part, la juge Denise Cote a fait trembler les murs la semaine passée, en assurant : « Je crois que le gouvernement sera en mesure d'apporter, durant le procès, une preuve directe montrant qu'Apple a sciemment participé, et facilité, une collusion visant à augmenter les prix des ebooks - et la preuve circonstancielle, y compris sur les termes de cet accord, le confirmera. »

 

L'ambiance risque d'être poisseuse. 

(via CNet)