Ebooks en bibliothèque : disponibilité aléatoire, prix élevés

Antoine Oury - 29.08.2013

Lecture numérique - Usages - livres numériques - prêt bibliothèque - disponibilité


Chaque mois, le consortium d'établissements de prêt Douglas County Libraries publie une liste des 20 best-sellers d'Amazon, y joignant les prix auxquels ceux-ci sont vendus aux lecteurs en version papier, tarif qu'il compare à ceux des ebooks disponibles chez Overdrive et 3M. Le bilan annuel est formel : si la disponibilité est en hausse, les prix le sont également, et sont en tout cas loin de diminuer.

 


The Color of Money

StockMonkeys.com, CC BY 2.0

 

 

Le rapport distille globalement un sentiment de déception : « Rien n'a véritablement changé », peut-on lire, « Les prix sont élevés et la disponibilité est aléatoire, selon la liste de best-sellers que nous utilisons. » Pour le mois de juillet 2013, c'est celle d'Amazon qui est utilisé en référence, avec les prix des exemplaires papier pour le public et les bibliothèques, suivis par ceux des versions numériques.

 

Un rapide coup d'oeil permet de conclure sans difficulté que les tarifs appliqués pour les ebooks sont prohibitifs, largement supérieurs aux versions papier, qu'elles soient vendues aux bibliothèques ou aux consommateurs. Dans la plupart des cas, le tarif des versions papier pour les bibliothèques est d'ailleurs inférieur à celui appliqué pour les consommateurs, une tendance qui s'inverse évidemment lorsque l'on passe aux ebooks.

 

Sur les 3 premiers best-sellers disponibles pour les bibliothèques (le premier best-seller de la liste Amazon, un livre de cuisine, n'est pas disponible pour le prêt numérique), le prix est environ entre 4 et 6 fois plus élevé que la version papier en prêt, et entre 3 et 6 plus élevé que le prix pour la version numérique vendue aux consommateurs. Le premier moyen de l'ouvrage en version numérique était de 63 $ pour le mois de juillet 2013, contre 11,50 $ pour le consommateur lambda.

 

Avec la publication de ce rapport, les bibliothécaires espèrent faire réagir les grands éditeurs US, les Big Six, et expliquer aux usagers pourquoi les best-sellers les plus populaires ne peuvent pas être empruntés dans les établissements, « simplement en leur montrant la grille des tarifs ». Le rapport note enfin que les auteurs autoédités constituent désormais un nouveau corpus de textes, plus abordables.

 

Le rapport pourra être consulté sur e.voke.

 

(via American Libraries)