Ebooks et impression à la demande remplacent l'édtion classique

Clément Solym - 09.08.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - quitter - papier - economie


La bibliothèque de demain serait numérique, une grande idée qui fait frémir les lecteurs du Figaro, mais que la presse entretient comme pour s'effrayer quelque peu - ou se venger sur l'édition de sa transition à l'univers internautique.


Si les lecteurs ebook et les ebooks eux-mêmes se démocratisent, c'est aussi parce que les consommateurs en demandent. Et la maison Dorchester Publishing, qui se présente comme la plus ancienne indépendante du marché américain, va répondre à cette demande. Radicalement.

En abandonnant tout simplement son activité d'impression, pour ne basculer plus que sur du numérique complet et de l'impression à la demande. Le tout motivé plus encore par un constat simple : les ventes de livres papier l'an passé ont chuté de 25 %, principalement du fait des commandes annulées par des gros revendeurs, comme Wal-Mart.

Et John Dorchester Prebich, directeur général de la maison a donc pris les mesures qui s'imposaient. Tout bonnement. Pour une petite maison, le choix est rapidement fait : face à la multitude de revendeurs en ligne, les caprices de la grande distribution ne sont plus supportables. Et si vraiment un consommateur souhaite une version papier, l'impression à la demande est là pour pallier tout manque.

La main invisible mais bien présente du marché

Dorchester Pulishing, faut-il cependant l'avouer, est spécialisé dans tout ce qui est romance, avec 25 à 30 titres par mois, dont 65 % sont écrites par des auteurs d'origine latino-américaine. Or, avec les polars et la science-fiction, le genre Romance a fait ses choux gras de la lecture numérique. Protégé derrière une petite masse de plastique, le lecteur ne sera pas importuné par des quidams vexés par les ouvrages lus.

La bascule vers un semi-tout numérique répondrait donc aux nécessités du marché. Une trajectoire qu'il devient primordial de suivre, pas simplement pour des raisons économiques. Mais qu'il serait probablement idiot de négliger. Elle sera en tout cas en vigueur chez l'éditeur dès septembre.


Crédit illustration GalleyCat