En partie épuisés, Nestor Burma et Léo Malet passent en numérique

Clément Solym - 22.07.2012

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D'abord, Simenon, qui a pris, après plusieurs années d'attente, la route de la numérisation, et maintenant, Léo Malet : les grands polardeux français grossissent ainsi les rangs et le catalogue d'offre numérique. 

 

 

 

ePagine annonce, pas peu content, que 48 des titres de Léo Mallet, avec 28 aventures de Nestor Burma sont désormais disponibles chez l'éditeur 12-21 (issu de Univers Poche). Pas la peine d'aller chercher sur le site, la base de données n'a manifestement pas encore été mise à jour.

 

En moyenne, les titres sont vendus avec leur DRM Adobe de bon aloi, et pour des tarifs de 2,49 € à 6,99 €. On y retrouve donc

Nestor Burma (dont l'intégrale des « Nouveaux mystères de Paris ») mais également les enquêtes publiées initialement sous le pseudonyme d'Omer Refreger, de Lionel Doucet ou de Léo Latimer. On retrouvera aussi les séries autour de Johnny Metal et de Mike Rowland qui toutes deux avaient été d'abord publiées sous le pseudonyme de Frank Harding. Enfin, on aura la chance de pouvoir lire en numérique la fameuse « Trilogie Noire » que Léo Malet avait écrite dans les 40 et terminée à la fin des années 60.

 

On pourra déplorer toutefois qu'aucun effort n'ait été fait sur les couvertures, qui portent toutes le visage de ce bonhomme, vaguement stylisé, avec un chapeau et sur couleurs bien automnales. Ou cet autre, dans les mêmes tons, situé près d'un lampadaire. On comprend bien que cela distingue les collections, mais aussi qu'il fallait bien faire quelques économies sur les versions numériques. 

 

Chose intéressante, et que nous avons pu facilement vérifier, pour partie, ePagine explique que la plupart de ces titres sont désormais indisponibles en format papier. À savoir, « épuisés ». 

 

Mais plutôt que de retirer quoi que ce soit en version papier, la maison préfère désormais vendre en numérique. De quoi faire sourire, un peu jaune, puisque la loi sur les oeuvres indisponibles du XXe siècle n'est pas si loin que cela...

 

Après tout, quand une oeuvre est épuisée, logiquement l'éditeur doit rendre ses droits - l'ensemble de ses droits - à l'auteur. A moins qu'il puisse démontrer que l'oeuvre n'est pas indisponible commercialement. Comme ici dans une version numérique...