Endgame : Aventure multimédia pour repousser les limites du livre

Julien Helmlinger - 08.10.2014

Lecture numérique - Acteurs numériques - Endgame - Google - Réalité augmentée


Ce mardi 7 octobre a été officiellement lancée la trilogie Endgame concoctée depuis 4 ans par l'auteur américain James Frey et Nils Johnson-Shelton. Outre une série de bouquins, il s'agit d'une véritable « expérience cross-media » à laquelle vient se greffer une vaste chasse au trésor pour cryptographes, avec des millions de dollars à la clé pour chaque nouvelle publication, mais encore un jeu en réalité alternée (ARG) conçu par l'écrivain et Niantic Labs (Google). Et bien entendu, la saga aura droit à son adaptation ciné, d'ici le printemps 2016.

 

 

Univers réel et de fiction se chevauchent 

 

 

La trilogie Endgame, est signée par James Frey, auteur de Mille Morceaux ou encore Mon ami Leonard, et son co-auteur Nils Johnson-Shelton. Elle promet de faire revivre à des protagonistes Youg Adult un jeu meurtrier dans la veine des Hunger Games, dans laquelle douze jeunes héros jouent le destin de l'humanité, et leurs vies, en tentant de résoudre La Grande Enigme du Salut. L'Appel, premier tome, est publié aujourd'hui aux États-Unis, mais également en France, et de nombreux autres pays.

 

Les deux autres tomes paraîtront respectivement en octobre 2015 et octobre 2016, chez Gallimard Jeunesse pour ce qui concerne la France. Et neuf novellas dérivées de l'univers de la trilogie seront aussi publiées en numérique à partir de décembre 2014.

 

Outre ces publications, nous avions déjà évoqué le défi lancé aux cryptographes dans le cadre de la promotion de chaque parution, dont les indices pourront être transmis de diverses manières. Que ce soit par des mots, des puzzles mathématiques ou visuels, sans faire l'impasse sur les connexions à l'histoire principale, précisait alors James Frey. A chaque publication son jeu de piste et sa prime, à savoir 500.000 dollars pour le tome 1, le double pour le suivant, et 1,5 million pour le dernier volet.

 

Une aventure multimédia

 

Mais ce n'est pas tout. Endgame, se veut également « expérience cross-media », à renfort d'un ARG, soit Alternate Reality Game, jeu en réalité alternée, comme l'explique Jim Stewartson, chargé du projet, lors d'une interview téléphonique accordée à 01net. En somme, le jeu mêle réalité et fiction pour emmener les lecteurs encore plus loin qu'au bout des pages de la saga. Si les récits sont censés se compléter et étoffer l'univers, l'histoire du jeu « évolue différemment du livre. C'est une autre trame chronologique ».

 

En comparaison à ses précédentes productions ludiques, Jim Stewartson soutient qu'Endgame « n'est pas du marketing », même si les apports en la matière sont évidents. On verra de nouveaux persos spécifiques au jeu, comme une certaine Stella, incarnée pour plusieurs années par l'actrice Haley Web, et qui devrait prendre son importance au fil du temps.

 

Pour Stewartson : « C'est une première, reconnaît Jim Stewartson. C'est la première fois que ces différents médias sont si intimement liés pour raconter une histoire ». Il ajoute qu'il s'agit d'un travail qui « s'apparente un peu à l'écriture d'une série TV, où les scénaristes écrivent tout le temps, sur un projet à long terme » où s'entremêlent les narrations. Sans oublier de préciser que cela permet à la communauté des lecteurs d'influencer certains événements du récit, une dimension collaborative en somme.

 

Le jeu se présente en premier lieu comme une expérience en solo, mais à laquelle s'ajoute des éléments à jouer en collectif. Les challengers devront ainsi résoudre des énigmes et des puzzles dans des lieux bien réels, ce qui va les amener à sortir de leurs domiciles et se promener pour pouvoir avancer dans l'histoire où s'accaparer des bonus et autres attirails pour leur personnage. 

 

La fameuse Stella et son blog Ancien Societies, vont servir en quelque sorte de point de ralliement des joueurs. La plateforme guidera les participants et leur permettra de trouver informations et puzzles. Il sera en outre possible de faire la causette en direct avec des personnages, histoire de renforcer l'immersion et l'aspect communautaire de l'expérience. Les réseaux sociaux ne seront pas épargnés par le phénomène.

 

Nous voilà encore menacés d'apocalypse :