Endless Ideas, et l'impitoyable marché du lecteur ebook

Clément Solym - 06.01.2012

Lecture numérique - Lecteur eBook - Endless ideas - Faillite - BeBook


Endless ideas, la société mère qui se cache derrière la ligne d'ereader BeBook, a annoncé qu'elle faisait faillite hier. La société implantée aux Pays-Bas n'a pas su faire face au marché impitoyable des tablettes tactiles et lecteurs d'ebooks.

 

Le manque de compétitivité, le secteur ultra-concurrentiel des lecteurs ebooks et l' incapacité de la marque à produire des produits au prix du marché ont propulsé la faillite de la société. Endless Ideas proposait une gamme de produits allant de 200 à 300 euros, des prix bien trop élevés pour ce que le secteur propose aujourd'hui. 

 

La société proposait initialement des lecteurs de livres numériques avant d'élargir sa gamme d'appareils à des tablettes tactiles. Endless Ideas était surtout présente en Europe et aux Pays-Bas.

 

 

 

 

 

Pour s'imposer, la société avait misé sur des partenariats notamment avec des écoles, des magasins high-tech et des entreprises. Sans succès. Les acheteurs n'ont pas afflué, loin de là. La faute au Club S, l'un des produits phares de la marque ? Beaucoup d'utilisateurs sont restés sceptiques face aux dysfonctionnements qui nécessitaient une manipulation manuelle beaucoup trop complexe pour l'utilisateur moyen.

 

Autre problème, Bebook et Endless Ideas n'ont jamais établi de partenariat avec un ebookstore, un peu comme WH Smith l'a fait avec Kobo, au Royaume-Uni, par exemple. L'absence de partenariat avec un système de distribution de contenu, efficace, n'était pas la meilleure stratégie pour le groupe, rendant dérisoires leurs revenus sur les ebooks.

 

Retrouver le BeBook sur Comparonet (le dernier ?)

 

Une faillite qui n'en est pas une ? La marque a expliqué au site Goodereader qu'elle prévoyait une refonte de la société. Un nouveau nom peut-être, quoi qu'il en soit Endless Ideas garde précieusement son savoir-faire, pour, pourquoi pas, se lancer plus tard dans de nouvelles aventures. Cela rappelle la société COOL-ER, qui après faillite, avait gardé intact ses ambitions.

 

Cela n'avait pourtant rien donné. Il faut dire que la concurrence est extrêmement rude et les enjeux économiques colossaux. L'an passé, c'est un autre acteur néerlandais qui avait mis la clef sous la porte, iRex, qui proposait le modèle iLiad.


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