Environnement : mon ebook, écolo-friendly ? À condition de lire beaucoup

Clément Solym - 12.10.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - ecologie - lecture - numerique


L'argument écologique a toujours été du côté des lecteurs ebook et des livres numériques, dans les débats sur la transition des éditeurs. Mais finalement, la question ne sera jamais réellement tranchée, entre livre papier et numérique...

S'il fallait opérer un bilan carbone de l'un et l'autre, on n'aurait pas fini de se prendre la tête à deux mains pour déterminer l'ensemble des coûts d'une part et des moyens mis en place d'autre part. Bien sûr, n'importe qui travaillant dans l'édition sait combien l'on est capable de photocopier en pagaille un manuscrit et la quantité de papier consommée chaque jour.

De ce point de vue, l'adoption d'un lecteur ebook et la consultation d'un fichier PDF serait bien moins coûteuse en feuilles blanches. Mais d'une part, le monde de l'édition est loin d'être le plus gros consommateur de papier de la planète, d'autre part, la lecture sur écran, même à encre électronique, c'est-à-dire sans reflet, n'est pas encore entrée dans les moeurs. Ni les habitudes, loin de là. Et le sentiment qui se dégage d'un même texte, lu sur papier et sur écran peut varier du tout au tout, nous expliquait Anne-Marie Métailié, de la maison éponyme.

Alors que faire ? Dans tous les cas, il est manifeste que les possesseurs d'un lecteur ebook consomment plus de livres que les autres. De ce point de vue, c'est plutôt tout bon pour l'industrie. Mais selon Treehugger, ce plus est encore assez loin de ce qu'il faudrait pour avoir un mode de consommation de la lecture ecolo-friendly.

Dans son billet, le groupe particulièrement connu pour ses positions environnementales et en faveur de la protection de la planète (racheté en 2007 par Discovery Communication...), estime que la lecture numérique est encore loin d'être vraiment verte.

« Bien que les livres numériques sont parfaits pour remplacer les livres papier, les calculs les plus récents estiment que les gens auraient besoin de lire au moins 100 livres par an sur leur lecteur pour obtenir le même équilibre que celui des livres papier sur l'environnement. Et il faut également prendre en compte la fin de vie de l'appareil [NdR : donc son mode de recyclage] - parce qu'il est bien plus difficile de le recycler qu'un livre papier. »

Quand on considère qu'un appareil high-tech a une durée de vie de trois ans, avant de se retrouver à la poubelle, et que certains bouquins dans nos bibliothèques sont là depuis plus de 20 ans voire plus, cela donne à réfléchir, non ?