Fin des problèmes de réimpression pour le livre (A. Kouck, Editis)

Clément Solym - 22.10.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - livre - épuise - stock


Lors du lancement par la FNAC du lecteur ebook lié à la boutique de la plus grande librairie de France, c'était l'émulation. En effet, pour la première fois en France, une offre liant contenu et contenant émerge...

Le FnacBook est une petite révolution dans les usages, à l'instar du partenariat entre Chapitre.com et France Loisirs, autour du lecteur ebook, le Oyo. Présenté durant les Assises du numérique par Nadia Krovnikoff, de FNAC, cette offre sera cependant limitée, puisque le lecteur ebook ne possédera pas de navigateur permettant d'accéder aux sites d'internet. Le seul lien que la connexion WiFi ou 3G proposer avec la toile, c'est celui de la boutique FNAC, pour acheter l'un des 80.000 ebooks proposés par le revendeur. (notre actualitté)

La fin des livres épuisés

Interrogé par nos confrères de France Inter, Alain Kouck, président de Editis était présent à cette conférence. Et voilà que l'homme vante et loue cette initiative de la part de la FNAC, mais se réjouit également de ce que prochainement, les lecteurs pourront obtenir des oeuvres épuisées sans peine et sans avoir à subir la réponse suprême du libraire désolé : « Désolé, il n'est plus disponible du tout. »

Parce la capacité de stockage de 2000 bouquins promise par FNAC est enthousiasmant, en ce que d'une part on accédera aux nouveautés, mais aussi aux « raretés »...

« On parle moins de problèmes de réimpression, et que dès lors qu'ils seront disponibles sur des fichiers, s'il y a des lecteurs qui veulent les consulter et nous les acheter, ils seront immédiatement disponibles » explique ainsi le patron d'Editis.

Une assurance qui confirme donc les propos d'Antoine Gallimard, durant les Assises, hier ? Le président du SNE affirmait hier que la « digitalisation accélérée des catalogues » chez les éditeurs allait permettre de proposer de plus en plus de livres numériques à l'avenir. (notre actualitté)

Une bonne chose, si elle se confirme, évidemment. Cependant, personne n'est dupe : une offre de fonds de catalogue n'avait pas besoin d'attendre un appareil connecté au net et permettant de télécharger des ebooks pour apparaître. De fait, la numérisation - pas digitalisation, évidemment - des oeuvres du catalogue aurait même pu faire partie des priorités...

Chacun les siennes.