France.fr : à peine lancé, le portail doit fermer temporairement

Clément Solym - 25.07.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - France - fr - problème


Lancé à grand renfort de communication le 14 juillet dernier, le portail France.fr connaît, dès sa mise en ligne publique, un sévère problème au décollage. Si vous vous rendez à cette adresse, vous ne pourrez qu’afficher le message indiquant « une relance opérationnelle dans la deuxième quinzaine d'août ».

Mis en place, à l’origine, pour permettre un accès globalisé à l’information sur l’hexagone, France.fr s’adresse aux étrangers comme aux Français. Ce portail a aussi été pensé pour inviter d’éventuels investisseurs à se tourner vers la France pour implanter de nouvelles sociétés.

Devant notamment proposer de l’actualité via différents partenariats avec d’autres structures et des informations sur les services publics, ce site a été doté d’un budget de départ d’1,6 million d’euros. Aux dires des concepteurs, la moitié aurait déjà été mangée. L’autre partie doit être réservée à la mise en ligne d’une nouvelle version, à partir de novembre prochain, qui permettra à chacun d’intervenir directement sur le site.


Selon plusieurs sources, ce sont les serveurs choisis pour héberger le site qui n’ont pas tenu le premier pic de 25 000 connexions faites au même moment sur le site. Plusieurs solutions s’offrent à présent pour France.fr. Une première est la révision du plan actuel permettant d’héberger le site et une seconde serait tout simplement de faire appel à une autre société disposant des moyens propres à supporter une telle structure.

Surfant sur ce superbe raté, la société française d’hébergement OVH a fait une proposition publique pour accueillir le site France.fr gratuitement pendant un an… Reste à attendre désormais les décisions en la matière des concepteurs du site qui doivent tout de même en passer par les impératifs des procédures administratives pour se défaire d’un premier hébergeur. Ensuite un appel d’offres serait nécessaire avant d'accéder à une éventuelle migration.