Goodreads ne blâme pas les comportements sexuels

Clément Solym - 19.02.2013

Lecture numérique - Usages - réseau social - livre - internet


Dans le monde des réseaux sociaux, Goodreads s'est forgé une solide réputation. Associant les qualités d'un club de lecture aux outils de prescription les plus immédiats, le site compte quelque 15 millions de membres, et rivalise probablement de popularité avec un Amazon, en tant que plateforme de promotion des livres. 

 

 


 

 

Le principe est assez simple : partager ses lectures, ses envies de livres et ainsi de suite. En parallèle, le site s'offre des petits espaces d'échanges dédiés, où se retrouvent les amateurs, mettons... de Proust, pour discuter de leur passion. En tout, ce sont 314 clubs amateurs de lecture qui coexistent, uniquement pour le domaine des romans paranormaux. 

 

Mais voilà : sur internet, les acteurs du livre veulent trouver des solutions pour prescrire des livres et s'assurer que les internautes vont découvrir leurs futures lectures et surtout, acheter les prochains livres qui peupleront leur bibliothèque. Charge au lecteur de s'y retrouver au milieu de toute cette abondance.

 

Face aux critiques publiées sur les sites de vente en ligne, dont on se demande toujours si elles ne sont pas simplement pensées pour inciter à l'achat, ou causer du tort à l'auteur, les réseaux sociaux du livre cherchent vraiment la recommandation.En cherchant à conserver et préserver la confiance des internautes. 

 

Pour le réseau Goodreads, plus petit que ses principaux concurrents, Shlefari ou LibraryThing, il existe toutefois une limite à ce principe de partage, d'échange et d'autres choses : les êtres humains.  C'est-à-dire que le 29 janvier dernier, une internaute publie un message qui met le feu aux poudres : Gooreads: Or Good Pedophilia?

 

Bryant Carroll est une auteure de littérature Young Adult qui a été interdit d'accès au réseau pour un comportement assez sinistre. Mais qu'est-ce qui a bien pu lui valoir pareil traitement ? Facile : l'intéressé a publié de multiples messages, captures d'écran à l'appui pour montrer comment (et dans quelles positions) Goodreads plonge dans le stupre et la fornication. 

 

C'est que le réseau ferait bien d'éloigner les jeunes de son site : il contient des allusions sexuelles explicites et des contenus particulièrement troublants. Le site en a d'ailleurs conscience et le jour où Bryant a publié son message accusateur, Goodreads a modifié quelque peu ses conditions générales d'utilisation. 

 

Romance is permitted in role-play games, but pornographic content and explicitly sexual content or scenarios are not permitted. We've made the decision that this is not appropriate for our site.

 

Donc en somme, la présence de contenus faisant référence à la sexualité est autorisée dans une certaine mesure, mais surtout dans un contexte strict. Ce qu'il ne faut pas faire pour plaire aux auteurs...

 

 

 




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