Google Editions, partenaire rassurant pour l'avenir de la librairie...

Clément Solym - 18.08.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - librairie - indépendante - transition


La librairie indépendante a-t-elle une chance ? Sous nos latitudes, elle se questionne. Outre-Atlantique, elle a peut-être pris conscience plus rapidement des nécessités et certaines envisagent même de former une alliance avec la prochaine réalisation de Google, la librairie Editions.

Ainsi, la New Atlantic Independent Booksellers Association, qui incarne les boutiques du nord-est du territoire étatsunien est confiante : sur l'année passée, le nombre d'emplois est resté stable, autour de 300, avec des fermetures de boutiques compensées par les ouvertures. Même au niveau national, on ose la plaisanterie. L'American Booksellers Association à travers son directeur général : « Nous avons l'habitude de dire que nous ressemblons à Mark Twain : les rumeurs annonçant notre mort sont grandement exagérées. »

Un acteur pas si diabolique

Et justement, l'ABA fait partie de ceux qui on lié un accord avec Google Editions, pour que les 14.000 membres puissent vendre les ouvrages de Google sur leur site. Et ce, à partir de cet automne, puisque la dernière date de lancement a encore repoussé l'échéance. Selon Jeannie Hornung, porte-parole de Google Books and News, ce service remplira le rôle d'ebookstore, de grossiste autant que de plateforme de stockage, via le cloud computing, pour tous ceux qui le souhaitent, explique-t-elle à Reuters.

Une opération dont le succès dépendra de la bonne volonté de tout un chacun, et surtout de l'engouement que les libraires pourront mettre dans le projet. Mais désormais, il semble que de moins en moins d'établissements voient une contradiction entre le fait de vendre des ouvrages papier et numériques simultanément.

Vendre des histoires, avant tout

Pourtant, les ventes seraient à la baisse, assurent les experts de la comptabilité acharnée. Une baisse, certes, mais qui se contrebalancerait par une relation plus forte avec les boutiques locales ?  En effet, le regain d'intérêt pour les produits locaux en matière de grande consommation jouerait aussi en faveur des établissements. Non en regard d'un stock d'ouvrages sur la vie locale, mais par le rapprochement et la proximité qui sont en jeu dans la relation d'achat.

« Les librairies assurent encore la promotion de récits, et si vous souhaitez les lire sur papier ou sur iPad, nous voulons toujours être en mesure de les vendre aux consommateurs », précise Eileen Dengler, directrice exécutive de la New Atlantic Independent Booksellers Association.

Une vocation que tous entretiennent, et qui assurerait une transition moins douloureuse pour le cap numérique à passer...