Google fera plus d'efforts pour lutter contre le piratage

Antoine Oury - 18.10.2014

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En matière de piratage, Google est au moins autant surveillé par les ayants droit que les sites de partage illégal eux-mêmes. Le moteur de recherche reste l'immense porte d'entrée du Web, et permet aussi de se rendre dans ses allées les plus sombres. La firme vient de produire un rapport pour rassurer tout le monde : les sites concernés par des demandes de retrait en masse seront relégués dans les bas-fonds des résultats.

 

 

Google Logo in Building43

(Robert Scoble, CC BY 2.0)

 

 

 La visibilité des principaux sites de partage illégal de fichiers (4shared, Filestube et Dilandau sont les plus cités) sera amoindrie, selon le nombre de plaintes reçues, a signalé Google dans un rapport dévoilé hier, rapporte TorrentFreak. Ce système est en place depuis 2012, mais il sera prochainement amélioré, promet le moteur de recherche.

 

« Nous avons revu le signalement pour qu'il affecte de manière visible le référencement de la majorité des sites les plus connus », explique Katherine Oyama, conseil de Google en matière de copyright. « Cette mise à jour sera mise en place au niveau mondial la semaine prochaine. » L'objectif, c'est que les sites d'hébergement de fichiers, alternative discrète et rapide au partage en peer-to-peer, mettent un peu plus de volonté pour supprimer les fichiers illégaux. Ces derniers génèrent énormément de trafic pour les sites d'hébergement légaux, mais pèseront désormais sur leur référencement.

 

Toutefois, pour la mesure soit vraiment efficace, Google invite une nouvelle fois les ayant droits à rendre leurs contenus légaux plus accessibles, et à augmenter de manière globale l'offre légale, aussi bien en qualité qu'en quantité. Car l'indexation ne disparaîtra pas, mais sera reléguée dans les pages suivantes, voire les plus lointaines, des résultats de recherche. Et c'est aux résultats légaux qu'il appartient d'apparaître en première position.

 

Dans le domaine du livre numérique, la mesure fera plaisir : en raison du faible poids des fichiers, les services d'hébergements sont particulièrement prisés par les internautes. Dès la fin août, une bonne partie des livres de la rentrée littéraire se retrouvait sur One Drive, le service d'hébergement de fichiers de... Microsoft.

 

Google rappelle également, face à la grogne des ayants droit, qu'il a fait de nombreux efforts dans ce domaine : les recherches de contenus illégaux n'apparaissent plus dans ses suggestions, il affiche des publicités pour des contenus légaux sur les résultats de recherche de contenus illégaux, et son service YouTube s'est considérablement amélioré pour lutter contre la mise en ligne illégale de contenus.

 

Le rapport complet peut être lu à cette adresse.